Sokodé : Le complexe scolaire LA LUMIÈRE, pas un bon exemple. Le fondateur interdit d’accès à son propre complexe

Il faut une véritable opération de salubrité dans les structures ayant la charge de l’éducation de nos progénitures. Alors que l’affaire dite ‘’sextape’’ qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive quelques mois plus tôt est encore fraiche dans la mémoire collective, une autre affaire d’attentat aux mœurs vient une fois de plus éclabousser le milieu scolaire. Cette fois-ci, l’affaire se déroule à Tchaoudjo, dans la région Centrale. Le complexe scolaire’ ‘’ La Lumière’’, situé en face de l’ENA de Sokodé, semble battre le record des grossesses en milieu scolaires.

En effet dans cet établissement solaire, les élèves de sexe féminin n’ont pas beaucoup de chance de terminer leur année scolaire. Et pour cause, elles sont des proies facile aux hommes, notamment le fondateur, Wassiou Gobitaka.

Un fondateur hors la loi

Alors que la ‘’loi du 10 mars’’, cette épouvante, a été mis sous éteignoir, certains comportement de ceux qui ont la charge de l’éducation de nos progénitures, font regretter cette décision des autorités de l’éducation.

En effet, le fondateur du complexe scolaire La Lumière de Sokodé, Gobitaka Wassiou, un enseignant du primaire en service à la Direction régionale de l’éducation Région Centrale (DRE-RC), est un cas d’espèce d’homme volage.

Selon nos sources, ce dernier aurait eu des relations amoureuses avec plusieurs filles de la sixième en terminal. Prétextant les aider à obtenir le BEPC, certaines filles naïvement se livrent à ce bourreau, parfois même dans son bureau. Pis encore, il aurait, à lui-seul, réussi à mettre enceinte trois filles de la classe de seconde et deux de la classe de première, au cours de l’année scolaire 2019-2020.

Il va loin en exhibant son escroquerie. Il a augmenté de trois mille francs les frais d’inscriptions aux différents examens.

Rattrapé par ses actes

Cet excellent acteur de la dépravation sexuelle en milieu scolaire, a été rattrapé par ses actes. En effet, suite aux multiples plaintes déposées par les parents des élèves victimes, et après des enquêtes diligentées par la DER–RC, les soupçons de viols et d’abus sexuel sur la plus part des élèves filles se sont avérés. Les victimes ont avoué devant leurs parents et les autorités locales, le tort à elles causé par le fondateur.

Le 11 août dernier, la DER-RC a décidé de sévir en interdisant d’accès au complexe, le fondateur et son adjoint Idrissou Alidou. Ledit établissement scolaire est désormais mis sous tutelle de l’inspection de l’enseignement secondaire générale (IESG) de Sokodé et placée sous la responsabilité d’un tiers, notamment M. AGBADAO Tchartcharo.

S’agissant des sommes d’argent perçues auprès des élèves et qu’il n’a pu justifier, le fondateur est sommé de verser dans les brefs délais quatre millions trois cents quarante-sept mille francs CFA à la trésorerie de la tutelle. « En cas de non-respect de la présente décision par une partie, l’autorité sera obligée de faire recours aux forces de l’ordre et de sécurité pour contraindre les uns et les autres à se ranger », indique le document signé par le directeur régional de l’éducation, Lardja LARE.

De tels comportements d’ailleurs répréhensibles, sont à l’origine du taux élevé des grosses en milieu scolaire enregistré dans cette région du Togo. Les abus sexuels en milieu scolaire sont un véritable phénomène auquel il urge de prendre des mesures fortes et exemplaires.

@macite.info

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