Ligue des champions 2020 (FC Bayern 1- PSG 0) : Le rêve français brisé par un Français

Le club le plus titré d’Allemagne, le FC Bayern Munich (30 titres nationaux), a remporté hier dimanche 23 août, sa sixième Ligue des champions en venant à bout du Paris Saint-Germain (PSG) sur la plus petite des marques : 1-0. Ironie du sort,  c’est un natif de Paris, Kingsley Coman, qui a mis fin au rêve du PSG. Lisbonne, ville qui a accueilli cette finale, drapé pour la circonstance aux couleurs du club leader de la Ligue 1, a vécu le pire des cauchemars…

À Lisbonne hier soir, alors que le Bayern Munich rêvait d’un sixième sacre en ligue des champions, les joueurs parisiens caressaient eux le désir d’offrir au foot français un second titre européen, près de trois décennies après Marseille. Même si l’envie était grande du côté français avec deux représentants de la ligue 1 à l’étape des demi-finales, celle des champions d’Allemagne l’était encore plus.

Après avoir douché l’un des concurrents non des moindre de cette ligue des champions (FC Barcelone : 8-2) et corrigé Lyon (3-1) quelques jours avant, la machine allemande avait en face l’ogre parisien qui avait fait un parcours presque anecdotique.

Le rêve français

Le Paris Saint-Germain depuis sa création en 1970, a participé à treize campagnes de ligue des champions. Le club de la capitale française a obtenu sa meilleure performance en 1995 dès sa première participation avec une demi-finale face au Milan AC, club italien.

Mais depuis 2010, fort de l’ambition de ses nouveaux dirigeants qataris, le club plusieurs fois champion de France, fait de la ligue des champions une priorité et aligne ainsi quatre quarts de finale consécutifs entre 2013 et 2016 et se qualifie pour la première fois en finale en 2020.

Les joueurs français mesuraient ainsi à quel point, l’occasion d’entrer dans la légende du sport français, était unique.

La dure réalité

Face au FC Bayer hier soir, selon les analystes du football, c’est l’expérience qui a parlé devant la fougue de la pléthore de jeunes stars fussent-elles Brésiliennes, Argentines, Italiennes ou Françaises. L’on est unanime à reconnaître que c’est la meilleure équipe qui a gagné cette finale.

Lors de la première période, la pépite parisienne Mbappé, placée en pointe de l’attaque, s’est retrouvée par trois reprises face aux buts de Manuel Neuer (14e, 15e, 45e), sans réussir à battre le goal et capitaine allemand. Son compère d’attaque, le Brésilien Neymar a, lui, passé toute la soirée sans pouvoir être décisif. Et pourtant, il devrait justifier les 222 millions d’euros payés lors de son recrutement au FC Barcelone en 2017.

En face, le Bayern qui avait la faveur des pronostics (plus de 4 buts par matches en C1), déroulait. Le Polonais Robert Lewandowski, meilleur buteur de la compétition avec 15 buts, était tout prêt, à la 22è minute, d’envoyer le goal parisien une première fois dans ses filets chercher le cuir. Mais sa frappe trouve le poteau droit de Keylor Navas. L’attaquant polonais reviendra à la charge à la 31ème minute, d’un coup de tête rageur, mais Navas est resté intraitable. Les Parisiens résistent jusqu’à la pause.

Du retour des citrons, les Allemands assiègent le camp parisien dès les premières minutes sans réussir à faire plier la défense formée par la paire Kimpembé –  Thiago Silva. L’équipe du Bayern Munich omniprésente dans les duels, va finalement réussir à sauter le verrou peu avant l’heure de jeu, par l’entremise Kingsley Coman, natif de Paris.

Kingsley Coman porté en triomphe

Kingsley Coman célébrant son but avec Serges Gnabry

Né le 13 juin 1996 à Paris et formé au PSG, Kingsley Coman a été élu l’homme du match. Le jeune international Français de 24 ans qui revenait de blessure, assurait en conférence de presse, apporter sa fraîcheur au niveau de l’attaque bavaroise si son coach, Hans Flick, lui faisait confiance. Ce qui a été fait dimanche soir.

Face à son club formateur, Coman n’a eu besoin que de 59 minutes pour montrer ce qu’il avait bien appris dans son pays d’accueil.  D’une tête piquée, Kingsley Coman, élu homme du match, n’a laissé aucune chance à Navas qui en a profité pour faire son unique voyage au fond de ses filets lors de cette rencontre. Les Allemands tenaient enfin leurs 500 but en Ligue des  champions.

La fin de la rencontre sera hachée, mais les Parisiens ne réussiront pas à remonter ce petit but assassin. A la 70ème minute, Marquinhos, excentré, a tenté, d’une frappe, de tromper sans succès la vigilance de Manuel Neuer. Les deux minutes d’arrêts de jeu ne changeront rien au marquoir qui indiquait : FC Bayern 1- PSG 0.

Le Bayern, moins prolifique ce dimanche soir, a néanmoins réussi à conserver cette avance suffisante pour s’offrir le Graal européen. Le Paris Saint-Germain devra encore patienter et apprendre surtout à être réaliste devant les buts adverses.

« Nous avons mérité de gagner au vu de la deuxième mi-temps », a réagi l’entraîneur de l’équipe, Hans Flick.  Et son ancien patron, Joachim Löw, l’entraîneur de l’équipe nationale allemande, de faire remarquer que « Le FC Bayern est le représentant brillant du football allemand en Europe ».

Jusqu’à tôt ce matin, toute l’Allemagne s’est réveillée encore euphorique. Hier dans les bars et cafés, l’on a dû oublier la psychose du coronavirus (Covid-19) et les mesures barrières, pour s’embrasser et sauter de joie.

Jean-Pierre Bawéla

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