Élections consulaires : La curieuse suspension décidée par le ministre Adédzé

Le processus électoral à la Chambre consulaire du Togo est suspendu. Cette décision imposée aux acteurs par le ministre de tutelle, fait couler beaucoup d’encre et de salive. Et pour cause, plus d’un trouve curieuse cette présente implication ‘’personnelle’’ du ministre du Commerce, Adédzé Kodjo, au nez et à la barbe de la Commission électorale mise en place à cet effet.

On  ne peut être d’accord sur tout, il faut privilégier l’essentiel. C’est en réalité, l’essence de la démocratie, donc du monde dans lequel nous vivons actuellement. Mais certains acteurs, des rétrogrades, souhaiteraient voir le processus électoral à la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) se dérouler comme si toutes les parties prenantes à ce processus avaient les mêmes groupes d’intérêts.

Il a suffi qu’une des parties prenantes, notamment l’Association togolaise des opérateurs économiques (ATOE), crie à la fraude, que le ministre de tutelle prenne une décision de suspension dudit processus. Et pourtant, il existe bel et bien une Commission électorale mise place à cet effet qui devrait plancher sur pareilles plaintes. « Qu’est-ce qui explique alors cette précipitation du ministre du commerce? », s’interrogent certains opérateurs économiques qui soutiennent que le ministre Adédzé aurait un parti pris dans cette affaire.

En effet, selon certaines indiscrétions, cette suspension serait de la poudre aux yeux des observateurs afin de laisser la chance à un des sérieux concurrents au président sortant de la CCIT, Germain Mèba, de faire son retard dans sa campagne pour ces élections consulaires. L’homme, l’ancien président de cette institution, Jonathan Fiawoo, qui n’est plus à présenter à l’opinion, nourrit l’envie de faire son come-back quoi que cela lui coûte.

Selon des sources proches du dossier, Jonathan Fiawoo qui avait été forcé à démissionner pour une affaire avérée de corruption, vit depuis six ans son passage à la CCIT comme un rêve inachevé. Il agirait ainsi en sous-marin afin de forcer la main à son filleul, Germain Mèba, de lui céder son fauteuil qui lui reviendrait de droit après sa mésaventure de 2014. Et pour ce faire, il a mis à contribution ses relations, notamment le ministre de tutelle, qu’il appellerait par son petit nom.

L’élection des membres consulaires prévue pour décembre prochain n’a en effet jamais suscité autant de passion. Il serait souhaitable que la Commission électorale joue véritablement son rôle. La suspension dudit processus, venant du ministre, est bien une curieuse décision, selon certains observateurs. Le ministre aurait, selon eux, attendu la décision de la commission électorale, pour agir en dernier recours.

Dossier donc à suivre…

@macite.infon

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