PROCHAINES ÉLECTIONS CONSULAIRES A LA CCIT : « Je ne suis pas candidat », dixit Jonathan FIAWOO

Jonathan Fiawoo, ancien président de la CCIT

Depuis quelques semaines, le processus  de prochaines élections consulaires à la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) retient l’attention de la presse et d’une certaine opinion. Les informations vont dans tous les sens, et c’est normal tout de même, car il s’agit habituellement  de périodes électorales et d’intenses moments de pression, de stress où non seulement tous les coups sont permis, mais bien plus c’est également trop facile de faire porter, gratuitement, un mauvais chapeau à autrui. L’essentiel pour ces genres de pratiques ou de stratégies est justement de parvenir à ses fins, même s’il faut allègrement ternir l’image d’autrui. Et surtout à dessein. Précisons que les informations vont dans tous les sens et ont des chapelles particulières. Il nous en souvient que les premiers responsables de l’association togolaise des opérateurs économiques (ATOE) réclament des gages de transparence  en interrogeant toute la conduite du processus engagé avant suspension tout dernièrement par le Ministre en charge du Commerce, ancrage de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT). Un processus que bon nombre de voix autorisées jugeraient entaché à divers niveaux, surtout que le président sortant de la CCIT se serait déclaré candidat à sa propre succession, occultant le fait qu’il existe deux types d’élections à savoir celle de l’Assemblée consulaire qui a lieu tous les 4 ans et ensuite celle du Bureau exécutif  tous les  2 ans. En français facile et dans le strict respect des textes consulaires en vigueur, il faudra se faire élire tout d’abord à l’assemblée consulaire, être dans les 70 élus avant de se voir élire au sein du Bureau exécutif, et surtout à la présidence. Dans l’ambiance des vagues suscitées par les prochaines élections consulaires, une information et non des moindres circule et  est malheureusement nourrie par un certain courant stratégique, tablant sur un retour aux affaires, à la présidence de la CCIT, de  Monsieur Jonathan Fiawoo. Ne s’agirait-il pas d’une stratégie d’un courant de pensée voulant trouver un bouc émissaire pour justifier l’injustifiable, telle est la question que nous nous sommes posés et qui nous a permis, en communion avec les règles éthiques et déontologiques qui régissent notre profession, d’approcher Monsieur Jonathan Fiawoo présenté comme celui qui voudrait revenir aux affaires et surtout qui serait l’instigateur des zones de turbulences constatées. «  Je ne suis pas candidat aux prochaines élections consulaires. Je suis totalement étranger au processus en cours. Je ne suis pas inscrit sur une liste électorale, condition pour être élu », nous a-t-il déclaré sans porter de gants, avec une certaine dose de sérénité. Devrions-nous parler d’une affirmation gratuite de la part de ceux qui ont distillé dans l’opinion  cette information et prêté cette intention de retour aux affaires à Monsieur Jonathan Fiawoo ? Ceux qui sont derrière cette information d’un probable retour aux affaires de Monsieur Jonathan Fiawoo ne desserviraient-ils pas sans le savoir l’actuel président Germain Mèba, pensant le servir et faire son affaire ? Ne s’agirait-il pas ici d’intentions imaginaires  prêtées à l’ancien président de la CCIT, Jonathan Fiawoo, de travailler actuellement pour créer des ennuis à Germain Meba ? Ne pourrions-nous  pas affirmer qu’ainsi donc, Germain Meba le président sortant voudrait s’attirer les bonnes grâces de l’opinion et par ricochet de l’électorat ? Poursuivant nos échanges avec l’ancien président de la CCIT Jonathan Fiawoo, ce dernier  nous confia : «  les gens sont vraiment ingénieux dans notre pays (Rires).  Il m’est prêté au sein de l’opinion de malsaines intentions d’être derrière les zones de turbulences en cours à la CCIT. J’affirme que je ne connais personne au sein de cette association togolaise des opérateurs économiques (ATOE). Ce n’est pas mon affaire » a ajouté monsieur Jonathan Fiawoo. De la pédagogie électorale à la CCIT Les élections à la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) ne se déroulent pas comme à l’ordinaire dans une quelconque association de loi 1901. Le système électoral à la chambre consulaire dispose, d’après nos informations, qu’on soit premièrement inscrit sur une liste électorale. Une commission d’établissement des listes existe et procède par une inscription par catégorie suivant les dispositions du décret de 2007 comportant au moins 100 articles. L’Assemblée consulaire procède aux élections suivant les intentions et élit d’abord 70 membres qui à leur tour élisent les membres du Bureau exécutif dont le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT). Précisons tout de même que l’élection des membres consulaires a lieu tous les 4 ans tandis que celle des membres du Bureau exécutif tous les deux ans. Ce qu’il faut donc retenir à ce stade, est qu’il faudra  être nécessairement inscrit sur la liste électorale pour prétendre diriger la CCIT en qualité de président. Ce qui ne serait pas actuellement la préoccupation de Monsieur Jonathan Fiawoo qui avait déjà lors de sa présidence à la CCIT rehaussé et rétabli la lettre de noblesse de l’institution avec des élus consulaires de qualité représentant les grandes, moyennes et petites sociétés. Des implications de la suspension du processus en cours par le Ministre du Commerce Avec la suspension du processus électoral en cours, depuis quelques jours par le Ministre du Commerce, l’on retient que s’il faut reprendre, il faudra rouvrir la liste électorale afin de permettre aux désireux de s’inscrire en toute liberté et conformément aux textes en vigueur. Ce qui impliquera cette nécessité de recommencer tout à zéro afin de garantir de scrutins libres, transparents, inclusifs en ce sens que les élections sont gagnées, selon nos recoupements, à la clôture de la liste électorale. Germain Mèba entre erreur, précipitation et obsession ? Nous l’avons tous appris, l’actuel président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), le sieur Germain Mèba est « candidat » à sa propre succession. Pas mal et pas mauvais comme ambition. Le jeu électoral étant libre et ouvert à toute intention et volonté. Mais là où cela nous a fait un peu tiqué, c’est justement cette précision de vouloir se succéder à la tête de la CCIT lorsque la première étape n’est pas encore gagnée. Cette étape, et comme disposent les textes consulaires en vigueur, voudrait qu’on soit tout d’abord élu parmi les 70 membres consulaires avant de prétendre stratégiquement être élu ensuite dans le bureau exécutif et nourrir enfin l’ambition noble d’en être le président. C’est dire donc que le chemin n’est pas si facile, aisé comme on le prétend. Sûrement que le président sortant Germain Méba s’était assuré de l’essentiel, surtout d’avoir ratissé large pour cet exercice. Et si justement il y a exercice bien fait, l’on ne prêterait plus normalement une intention malsaine et nauséabonde à l’ancien président Jonathan Fiawoo de vouloir revenir aux affaires et d’être l’instigateur caché des turbulences actuelles à la Chambre consulaire à la veille des élections. Rappelons que  depuis 2007-2008, le président sortant, Germain Méba figure parmi les membres du bureau exécutif de la CCIT et c’est avec la majorité d’alors de Jonathan Fiawoo qu’il fut élu président de la Chambre avec comme 1er vice-président un certain Agopomé dont la proximité avec monsieur Fiawoo est constatée. La grande question que l’on se pose aujourd’hui est de savoir si Germain Méba n’a-t-il pas commis une erreur en se déclarant candidat à sa propre succession en toute méconnaissance des textes et procédures en vigueur concernant les élections consulaires ? L’obsession de garder le fauteuil  présidentiel de la CCIT ne l’a-t-il pas inscrit dans un champ de précipitation, à la limite suicidaire ? Avoir une même base politique qu’un ministre en fonction, ancrage de l’institution, et étant du même parti, suffirait-il à conclure que monsieur Jonathan Fiawoo ambitionnerait de reprendre les rênes de la CCIT sans pour autant être candidat ni inscrit sur une liste électorale ? Somme toute, autant de questions qui méritent une réflexion sérieuse si tant est qu’on pense au bien et au meilleur devenir de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) et des acteurs qui la composent. Bref, au bien-être des entreprises et à l’amélioration du climat des affaires, gage de développement. Crédo TETTEH,  in LE MEDIUM n°410 du 15 au 21 Septembre 2020 PROCHAINES ÉLECTIONS CONSULAIRES A LA CCIT : « Je ne suis pas candidat », dixit Jonathan FIAWOO Depuis quelques semaines, le processus  de prochaines élections consulaires à la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) retient l’attention de la presse et d’une certaine opinion. Les informations vont dans tous les sens, et c’est normal tout de même, car il s’agit habituellement de périodes électorales et d’intenses moments de pression, de stress où non seulement tous les coups sont permis, mais bien plus c’est également trop facile de faire porter, gratuitement, un mauvais chapeau à autrui. L’essentiel pour ces genres de pratiques ou de stratégies est justement de parvenir à ses fins, même s’il faut allègrement ternir l’image d’autrui. Et surtout à dessein. Précisons que les informations vont dans tous les sens et ont des chapelles particulières. Il nous en souvient que les premiers responsables de l’association togolaise des opérateurs économiques (ATOE) réclament des gages de transparence  en interrogeant toute la conduite du processus engagé avant suspension tout dernièrement par le Ministre en charge du Commerce, ancrage de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT). Un processus que bon nombre de voix autorisées jugeraient entaché à divers niveaux, surtout que le président sortant de la CCIT se serait déclaré candidat à sa propre succession, occultant le fait qu’il existe deux types d’élections à savoir celle de l’Assemblée consulaire qui a lieu tous les 4 ans et ensuite celle du Bureau exécutif  tous les  2 ans. En français facile et dans le strict respect des textes consulaires en vigueur, il faudra se faire élire tout d’abord à l’assemblée consulaire, être dans les 70 élus avant de se voir élire au sein du Bureau exécutif, et surtout à la présidence. Dans l’ambiance des vagues suscitées par les prochaines élections consulaires, une information et non des moindres circule et  est malheureusement nourrie par un certain courant stratégique, tablant sur un retour aux affaires, à la présidence de la CCIT, de  Monsieur Jonathan Fiawoo. Ne s’agirait-il pas d’une stratégie d’un courant de pensée voulant trouver un bouc émissaire pour justifier l’injustifiable, telle est la question que nous nous sommes posés et qui nous a permis, en communion avec les règles éthiques et déontologiques qui régissent notre profession, d’approcher Monsieur Jonathan Fiawoo présenté comme celui qui voudrait revenir aux affaires et surtout qui serait l’instigateur des zones de turbulences constatées. «  Je ne suis pas candidat aux prochaines élections consulaires. Je suis totalement étranger au processus en cours. Je ne suis pas inscrit sur une liste électorale, condition pour être élu » nous a-t-il déclaré sans porter de gants, avec une certaine dose de sérénité. Devrions-nous parler d’une affirmation gratuite de la part de ceux qui ont distillé dans l’opinion  cette information et prêté cette intention de retour aux affaires à Monsieur Jonathan Fiawoo ? Ceux qui sont derrière cette information d’un probable retour aux affaires de Monsieur Jonathan Fiawoo ne desserviraient-ils pas sans le savoir l’actuel président Germain Mèba, pensant le servir et faire son affaire ? Ne s’agirait-il pas ici d’intentions imaginaires  prêtées à l’ancien président de la CCIT, Jonathan Fiawoo, de travailler actuellement pour créer des ennuis à Germain Meba ? Ne pourrions-nous  pas affirmer qu’ainsi donc, Germain Meba le président sortant voudrait s’attirer les bonnes grâces de l’opinion et par ricochet de l’électorat ? Poursuivant nos échanges avec l’ancien président de la CCIT Jonathan Fiawoo, ce dernier  nous confia : «  les gens sont vraiment ingénieux dans notre pays (Rires).  Il m’est prêté au sein de l’opinion de malsaines intentions d’être derrière les zones de turbulences en cours à la CCIT. J’affirme que je ne connais personne au sein de cette association togolaise des opérateurs économiques (ATOE). Ce n’est pas mon affaire » a ajouté monsieur Jonathan Fiawoo. De la pédagogie électorale à la CCIT Les élections à la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) ne se déroulent pas comme à l’ordinaire dans une quelconque association de loi 1901. Le système électoral à la chambre consulaire dispose, d’après nos informations, qu’on soit premièrement inscrit sur une liste électorale. Une commission d’établissement des listes existe et procède par une inscription par catégorie suivant les dispositions du décret de 2007 comportant au moins 100 articles. L’Assemblée consulaire procède aux élections suivant les intentions et élit d’abord 70 membres qui à leur tour élisent les membres du Bureau exécutif dont le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT). Précisons tout de même que l’élection des membres consulaires a lieu tous les 4 ans tandis que celle des membres du Bureau exécutif tous les deux ans. Ce qu’il faut donc retenir à ce stade, est qu’il faudra  être nécessairement inscrit sur la liste électorale pour prétendre diriger la CCIT en qualité de président. Ce qui ne serait pas actuellement la préoccupation de Monsieur Jonathan Fiawoo qui avait déjà lors de sa présidence à la CCIT rehaussé et rétabli la lettre de noblesse de l’institution avec des élus consulaires de qualité représentant les grandes, moyennes et petites sociétés Des implications de la suspension du processus en cours par le Ministre du Commerce Avec la suspension du processus électoral en cours, depuis quelques jours par le Ministre du Commerce, l’on retient que s’il faut reprendre, il faudra rouvrir la liste électorale afin de permettre aux désireux de s’inscrire en toute liberté et conformément aux textes en vigueur. Ce qui impliquera cette nécessité de recommencer tout à zéro afin de garantir de scrutins libres, transparents, inclusifs en ce sens que les élections sont gagnées, selon nos recoupements, à la clôture de la liste électorale. Germain Meba entre erreur, précipitation et obsession ? Nous l’avons tous appris, l’actuel président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), le sieur Germain Méba est « candidat » à sa propre succession. Pas mal et pas mauvais comme ambition. Le jeu électoral étant libre et ouvert à toute intention et volonté. Mais là où cela nous a fait un peu tiqué, c’est justement cette précision de vouloir se succéder à la tête de la CCIT lorsque la première étape n’est pas encore gagnée. Cette étape, et comme disposent les textes consulaires en vigueur, voudrait qu’on soit tout d’abord élu parmi les 70 membres consulaires avant de prétendre stratégiquement être élu ensuite dans le bureau exécutif et nourrir enfin l’ambition noble d’en être le président. C’est dire donc que le chemin n’est pas si facile, aisé comme on le prétend. Sûrement que le président sortant Germain Méba s’était assuré de l’essentiel, surtout d’avoir ratissé large pour cet exercice. Et si justement il y a exercice bien fait, l’on ne prêterait plus normalement une intention malsaine et nauséabonde à l’ancien président Jonathan Fiawoo de vouloir revenir aux affaires et d’être l’instigateur caché des turbulences actuelles à la Chambre consulaire à la veille des élections. Rappelons que  depuis 2007-2008, le président sortant, Germain Méba figure parmi les membres du bureau exécutif de la CCIT et c’est avec la majorité d’alors de Jonathan Fiawoo qu’il fut élu président de la Chambre avec comme 1er vice-président un certain Agopomé dont la proximité avec monsieur Fiawoo est constatée. La grande question que l’on se pose aujourd’hui est de savoir si Germain Méba n’a-t-il pas commis une erreur en se déclarant candidat à sa propre succession en toute méconnaissance des textes et procédures en vigueur concernant les élections consulaires ? L’obsession de garder le fauteuil  présidentiel de la CCIT ne l’a-t-il pas inscrit dans un champ de précipitation, à la limite suicidaire ? Avoir une même base politique qu’un ministre en fonction, ancrage de l’institution, et étant du même parti, suffirait-il à conclure que monsieur Jonathan Fiawoo ambitionnerait de reprendre les rênes de la CCIT sans pour autant être candidat ni inscrit sur une liste électorale ? Somme toute, autant de questions qui méritent une réflexion sérieuse si tant est qu’on pense au bien et au meilleur devenir de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) et des acteurs qui la composent. Bref, au bien-être des entreprises et à l’amélioration du climat des affaires, gage de développement. Source : LE MEDIUM n°410 du 15 au 21 Septembre 2020

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