L’appétit grandissant des Togolais pour l’entreprenariat

Le Centre des formalités des entreprises (CFE).

Selon les statistiques disponibles, de 2012 à 2019, près de 8 900 entités ont été créées en moyenne annuelle. Majoritairement, elles se concentrent dans le secteur du commerce (73%), dans les services (26%) et l’activité industrielle (1%). Des données du Centre de formalité des entreprises (CFE) indiquent qu’il y a une forte concentration des entreprises (62,9%) dans le Grand Lomé. 10,3% dans la région des Plateaux les autres zones de la région maritime avec 8,5%, la région centrale en prend pour 6,9%, la Kara, 6,1% et la région des Savanes, 5,1%. On informe que 95% des entreprises togolaises sont de petite taille et jeunes, avec en moyenne 05 ans d’existence. 83% d’entre elles ont au maximum 10 ans d’existence.

En dépit du ralentissement de l’activité économique dû à la pandémie du Coronavirus, plus de 6 063 entreprises ont été créées au premier semestre de 2020. Plus encore, le Togo est le 15ème pays au monde en matière de création d’entreprises (sur 190 pays notés) avec 69 places gagnées en un an, selon le classement Doing Business 2020.

Ce résultat est dû aux réformes intervenues ces dernières années avec certaines barrières levées par les autorités.Elles ont surtout assoupli l’environnement du climat des affaires et promu l’entreprenariat, unique moyen sûr d’autonomiser les populations. De 2012 à ce jour, les résultats de ces efforts sont nettement perceptibles avec leur lot de changements dans la vie des citoyens.

Dans le concret, le Togo a réduit de 90% les frais de création d’entreprise en moins de 10 ans. De 262 000 francs en 2012, ils ne s’élèvent plus qu’à environ 25 400 francs CFA dorénavant. De même, la publication des annonces légales sur le site web du Centre de formalité des entreprises (CFE) a été rendue gratuite ; elle s’élevait à 62 000 francs CFA quelques années plus tôt. De plus, on peut créer son entreprise au Togo en moins 7h. Un gain de temps très apprécié par les opérateurs économiques.

Il faut aussi relever la possibilité de créer des Sociétés à responsabilité limitée (Sarl) par acte sous seing privé ; l’effectivité de la création, modification ou dissolution en ligne d’une entreprise ; la réduction du délai de création d’entreprise ; la suppression des droits d’enregistrement et de timbres à la création ; la libéralisation du capital social et de la valeur nominale des parts sociales, l’interconnexion de la base de données des entreprises via le Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) ; le paiement des frais de dossiers pour les formalités par TMoney, Flooz, Mastercard et Carte Visa, etc.

In LE MEDIUM, n°413

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