Retour en classe de quelques 3 millions élèves : Des mesures fortes pour éviter que l’école soit ‘’COVIDiée’’

Des écoliers devant un dispositif de lave-mains.

Ils sont quelques trois millions écoliers de l’enseignement général, technique, confessionnel et de la formation professionnelle à reprendre ce 02 novembre, le chemin des classes pour le compte de l’année scolaire 2020-2021. Cette rentrée qui intervient dans des conditions particulières du fait de la lutte acharnée contre la propagation du nouveau coronavirus, a obligé les autorités de l’éducation à prendre des mesures fortes afin d’éviter que l’école soit un milieu de contaminations au coronavirus. Au premier jour de cette rentrée, notre équipe était sur plusieurs sites ce matin afin de constater ce qui est fait sur le terrain en ce premier jour de la rentrée.

Il est sept heures ! La cours de l’école primaire publique Elavagno, dans la commune d’Agoè 3, ne désemplit pas. Elle grouille de monde. Le drapeau déjà hissé sur le mât, flotte au gré du vent. Parents, élèves et enseignants, le masque bien scotché au visage parfois même pendant au menton, se bousculent au portillon de chaque classe.

Le port de masque obligatoire pour les élèves.

Devant chaque classe, les enseignants s’efforcent de mettre de l’ordre. « Mettez-vous en rangs et vite !», intime aux écoliers cette femme, la quarantaine, en sueur, une liste en main. Après une dizaine de minutes, elle a fini le contrôle de présence dans cette classe qui contenait presque une quarantaine d’écoliers.

A peine a-t-elle finit de faire l’appel qu’un homme d’âge mûr l’apostrophe : « Svp, madame ! Je veux faire inscrire mon enfant de cinq ans ; que faire ?», cria cet homme, visiblement pressé de faire inscrire son garçon au cours préparatoire première année (CP1). Et la dame de lancer, à l’endroit des parents attroupés juste à côté des écoliers : « Veillez patientez, chers parents ; il va falloir installer les anciens élèves dans les classes, voir ceux qui passent en classe supérieure. Ce n’est qu’après cela que nous pourrons nous occuper des nouvelles inscriptions ».

Devant chaque classe, un dispositif de lave-mains est installé et les retardataires y accourent pour laver les mains avant de se présenter devant sa classe.

Au CEG Avédji, l’ambiance est moins vive. Ici, quelques  rares parents  accompagnent leurs enfants pour leur faire inscrire. Devant la direction de cet établissement de la commune Agoè 3, c’est un monde d’élèves qui attendent les premières formalités (payer les frais scolaires,…) avant d’entrer en salle où d’autres élèves attendent déjà.

Selon un instituteur qui a requis l’anonymat, « le double flux préconisé par le gouvernement était déjà expérimenté chez nous ici, vu les effectifs pléthoriques que nous avons. Certaines classes ont jusqu’à 140 voire 160 élèves. Il est alors impossible de gérer un tel nombre en même temps. Depuis l’année dernière, nous faisions le double flux. ».

Ce jeune enseignant pointe du doigt l’insuffisance des salles de classe et du nombre des enseignants. « Nous n’avions que 29 classes et avec l’effectif de l’année dernière, s’il faut avoir 60 élèves par classe, il va falloir encore construire 41 salles de classes. Vous comprenez que l’heure est grave avec la situation sanitaire actuelle », confie-t-il avant de relever : « Nous ferons des états pour que l’autorité nous propose des solutions qui devront s’adapter aux différents établissements ».

Des parents à la recherche d’une place pour leur enfant à l’EPP Elavagno ce matin.

Selon cet enseignant, les écoles des villes ont des effectifs raisonnables. Mais en périphérie, le problème des effectifs et de manque de salles de classes se pose avec acuité.

Comme un peu partout, les choses n’ont jamais été roses au premier jour de la rentrée. Le plus souvent la première semaine est destinée à faire l’état des lieux et à prendre rapidement des mesures idoines afin d’un démarrage effectif des cours.

Si l’année scolaire dernière a été marquée par les impacts négatifs de l’épidémie du coronavirus (covid-19), cette nouvelle année s’annonce encore plus complexe du fait de la lutte acharnée contre la covid-19 et la crainte d’une seconde vague de contaminations. Bien que différentes mesures aient été déjà prises par l’autorité afin de ne pas faire des écoles des foyers de contaminations par excellence, il va falloir pour les parents d’élèves, les élèves eux-mêmes et le corps enseignant redoubler de vigilance afin de relever les défis d’une années scolaire réussie pour tous.

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