Pratiques discriminantes : Togocel et Moov sommés de respecter leur engagement tarifaire sous huitaine

Les opérateurs de téléphonie mobile au Togo.

Ce n’est plus un secret pour personne. Les deux opérateurs de téléphonie mobile qui partagent le marché togolais : Togocel (Togo Cellulaire) et Moov (Atlantique Télécom), se sucrent sur le dos de pauvres consommateurs togolais. Une voix autorité,  l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), a enfin sonné le glas. Elle a officiellement demandé, lundi dernier, aux deux sociétés de respecter, du moins, les termes contractuels et éviter des « pratiques de différenciation des tarifs des communications intra-réseau et inter-réseau ».

Le siège de l’ARCEP.

Selon le site officiel du gouvernement togolais, l’ARCEP a officiellement demandé, lundi dernier, à Togo Cellulaire (Togocel) et Atlantique Télécom-Togo (Moov-Togo) de respecter les termes contractuels.

En effet, il est reproché aux deux sociétés de téléphonie mobile des manquements graves vis-à-vis d’une disposition contractuelle qui stipule que : « le titulaire n’est pas autorisé à appliquer des tarifs différents pour les appels ou SMS envoyés par ses utilisateurs en fonction du destinataire de ces appels et/ou SMS, même si ceux-ci sont clients d’un autre opérateur mobile togolais, à l’exception des appels SMS envoyés aux clients d’opérateurs étrangers ».

Selon des experts, il est anormal que sur un même territoire, les abonnés payent des tarifs différents lors des appels entre des numéros du même réseau et ceux entre des numéros d’autres réseaux. Ces « pratiques de différenciation des tarifs des communications intra-réseau et inter-réseau » sont « discriminantes » et déloyale. « Cette pratique discriminante  (…) nuit gravement à une concurrence loyale et saine dans le secteur car elle tend à encourager et à favoriser – parce que moins chères – les communications au sein d’un même réseau (intra-réseau), au détriment d’autres réseaux (inter-réseaux) », a martelé l’ARCEP.

L’Autorité loin de se limiter à un simple constat, va plus loin et somme ces deux sociétés de remédier à ces manquements sous huitaine. Passé donc ce délai de huit (08) jours, une procédure formelle de sanction serait engagée à leur encontre.

Outre cette sortie très appréciée de l’ARCEP, en réalité une bouée de sauvetage pour les pauvres consommateurs togolais qui ploient depuis plusieurs années, sous le coût de la vie chère, ceci malgré les projets sociaux (School Assur, Novissi, le Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNACC), des activités de protection sociale, etc.) initiés par le gouvernement à l’endroit des couches vulnérables, il faut noter des actions parallèles.

Autre la ‘’Journée sans crédit’’ du 16 août 2020, une pétition pour la diminution des coûts onéreux de communication est d’ailleurs en cours afin de recueillir les 100.000 signatures nécessaires, à déposer sur la table du gouvernement et des deux sociétés. Une manière pour le mouvement lancé par un confrère togolais, afin de protester contre la cherté de la communication sur la Terre de nos Aïeux, comparativement à ce qui se fait dans les pays de la sous-région ouest africaine.

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