Alerte ! Le choléra dans nos murs, déjà un mort à Katanga

Le choléra est dans nos murs, précisément à Katanga, village portuaire de Lomé ! L’information a été rendue publique le 17 novembre 2020 par le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Prof Moustafa Mijiayawa. Et déjà, cette pandémie a fait une première victime dans le district sanitaire du Golfe avec une vingtaine de patients.

La crise sanitaire liée au nouveau coronavirus risque de s’aggraver avec l’apparition de nouveau cas de l’épidémie de choléra qui s’invite au lot de victimes. Et il n’y a pas mieux que Katanga, village portuaire de la capitale, pour abriter les premiers cas de cette épidémie. Cette épidémie a déjà fait une victime et serait en nette progression au sein de cette population qui cohabite avec l’insalubrité.

Selon les sources médicales, 27 personnes sont touchées par cette maladie très dangereuse et contagieuse provoquée par Vibrio cholerae biotype multi résistante. La maladie se manifeste par une forte diarrhée hydrique dite « cholériforme » dont la gravité est liée à la déshydratation rapide et très importante qu’elle engendre. Sa propagation se fait par voie orale, fécale ou des aliments contaminés.

Apparue pour la première fois au Togo en 1970, le choléra a été le plus souvent importé des pays voisin comme le Bénin, le Ghana ou le Nigéria.

Katanga et Adakpamé, quartiers proches de la zone portuaire, sont à chaque fois directement affectés par les premiers cas de choléra. Ces quartiers constituent des zones d’opportunités économiques (pêche, commerce, emploi…) et connaissent une forte mixité de populations issues de toute la sous-région. Ils sont mal desservis en eau potable, peu équipés en latrines, et submergés par les déchets solides.

Notons que système de surveillance et la prise en charge actuels permettent que les cas de choléra qui arrivent régulièrement au Togo ne donnent pas lieu à des épidémies conséquentes. En matière de stratégie de lutte contre le choléra, le Togo a un plan stratégique et des rencontres transfrontalières sont organisées avec toutefois plus de fluidité vis-à-vis du Benin que du Ghana.

Rappelons que depuis 1990, au Togo, des épidémies importantes ont été enregistrées en 1991, 1998, 2001, 2004, 2006 et des cas sont notifiés chaque année. La tendance générale montre une diminution annuelle du nombre de cas.

@macite.info

E-mail : bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez nous au (00228) 91515309/79872224

www.macite.info, l’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *