Quand la covid-19 supplante le virus du Sida : 2021, une année sur-mortelle cliniquement…

C’est aujourd’hui,  1er décembre, que le monde célèbre la journée internationale de lutte contre le SIDA, plus de trente ans après l’apparition de ce virus et la décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de dédier cette date comme Journée mondiale du Sida. A ce jour, plus de 36 millions de personnes dans le monde sont séropositives et sidéennes, et les autorités sanitaires ne manquent pas d’occasions pour tirer la sonnette d’alarme et parler de ce dossier brûlant. Mais seulement, la commémoration de la 32ème édition de cette journée a été tout simplement supplantée par la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus (Covid-19). C’est dans ces conditions que 2021 s’annonce comme une année sur-mortelle.

Le virus du sida occulté par la pandémie de la Covid-19

Bien que la pandémie du sida soit toujours aussi virulente et ce malgré des progrès enregistrés, les objectifs sont tout de même loin d’être atteints. Un tableau aggravé par la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) dont on continue par brandir l’épouvantail d’un rebond.

Quelques 1,7 millions de personnes ont été contaminées, l’an dernier, par le VIH/SIDA. Ce qui cumule un total de quelques 38 millions de personnes de monde qui partagent leur quotidien avec le virus du sida. Ainsi, sous traitement, on peut d’ailleurs vivre avec le virus. De même, les malades peuvent vivre une vie normale.

Si des progrès sont enregistrés dans le traitement du VIH/SIDA, le dépistage précoce reste le meilleur moyen de circonscrire la pandémie tout en gardant un œil sur sa propagation.

Mais seulement, avec l’apparition du nouveau coronavirus dans le premier trimestre de l’année en cours, a mis un coup d’arrêt dans le diagnostic et la prise en charge des nouveaux cas de contaminations. « On a eu une baisse drastique de l’accès aux tests VIH pendant la première phase de confinement– moins de 50% –, donc on a perdu à peu près 650 000 dépistages du VIH », a souligné une source sanitaire qui a requis l’anonymat. Pire encore, « cette perte pendant le confinement n’est pas rattrapée après …», fait-il remarquer.

Une gamme de virus accrue

Selon l’ONUSIDA, l’an prochain sera plus mortelle et ceci du fait de l’apparition de nouveaux virus. D’abord, le monde sanitaire fait face à l’apparition de nouvelles formes de virus du fait des mutations des virus au contact des antirétroviraux. Pire, il faut craindre une probable association entre le virus du sida et celui responsable du nouveau coronavirus (covid-19).

Un véritable cocktail mortel…

Cette co-infection VIH-coronavirus qui, selon les spécialistes, ne serait pas forcément délétère, mais il faut souligner que cela dépendrait surtout de l’état du système immunitaire, cible du VIH, mais qui peut être restauré par des traitements antirétroviraux.

Il faut tout de même noter que les maladies cardio-vasculaires sont plus fréquentes chez les personnes séropositives et elles constituent, de facto, un sur-risque vis-à-vis du nouveau coronavirus (covid-19).

« Les pathologies cardiovasculaires sont plus souvent associées dans le VIH puisque se mélange un certain nombre de facteurs de risques cardiovasculaires. Certains sont classiques comme le tabac, la sédentarité. Et effectivement, le VIH en lui-même est lié à l’inflammation chronique et aux troubles métaboliques qui l’annoncent », indiquent les virologues.

Autre problème, le diabète, qui augmente la probabilité de faire une forme grave de Covid-19 : « On a effectivement, surtout dans des populations qui ont été traitées longtemps avec les antirétroviraux de première génération, une augmentation du diabète qui est clairement un facteur de risque important de passage aux formes graves. »

Même si plusieurs études sont en cours pour évaluer plus finement les risques de la co-infection VIH-nouveau coronavirus, l’on est en droit de s’interroger pourquoi la pandémie du sida qui dure depuis quatre décennies, n’ai pas pu servir à nous apprendre des choses qui nous auraient aidé à lutter plus efficacement contre le nouveau coronavirus. C’est dire qu’on n’a pas pu tirer les leçons au sujet du dépistage ; il est alors regrettable qu’on ne puisse pas prévoir une sortie de crise sanitaire aigue. Même si on constate un recule dans les contaminations sur le terrain, il n’en demeure pas vrai qu’il est à craindre une année 2021 s’annonce sous de mauvais auspices. Elle serait sur-mortelle, tout simplement.  

JPB

@macite.info

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez nous au (00228) 91515309/79872224

www.macite.info, l’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *