Liberté provisoire pour dame Kafui Adjamagbo : Une leçon de vie!

Dame Kafui Adjamagbo-Johnson devrait réfléchir par deux fois avant de s'engager au nom d'un regroupement politique.

C’est avec un certain soulagement que les Togolais ont appris la mise en liberté de dame Kafui Adjamagbo et de son compère de malheur Djossou Gérard. La semaine dernière, des voix se sont encore élevées pour les voir regagner leur foyer en ces temps de fêtes de fin d’année assez particulière. Nous n’allons pas nous substituer à la Justice togolaise. Elle a jugé que la secrétaire générale de la CDPA et coordinatrice de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) devrait être mise sous contrôle judiciaire. Mais la décision de la liberté provisoire est à saluer.

Au-delà de cette libération, c’est la leçon à tirer pour dame Adjamagbo qui nous intéresse. Pas plus tard qu’en début de semaine, nous nous émouvons de sa situation, oubliée de tous ses amis de l’opposition qui ne se sont contentés que de la supporter du bout de lèvres. Elle ne méritait pas ce sort, elle qui est toujours au-devant pour un oui ou un non porté par l’opposition. La voir si seule portée ce lourd fardeau, a fendu le cœur de bon nombre de Togolais. Même ceux qui ne la portaient pas dans leur cœur ont eu pitié d’elle et ont souhaité une issue plus heureuse.

Maintenant qu’elle a rejoint son domicile, il va falloir à dame Adjamagbo un temps de réflexion sur son combat politique et surtout sur ceux avec qui elle chemine. On sait que dans le marigot politique, il n’y a aucune pitié qui tienne. Mais tout de même, il faut un brin d’humanisme, du moins de compassion pour une camarade de lutte qui est dans de beaux draps.

Pourquoi ne pas se concentrer sur son parti, et mène les combats qui vaillent qu’on les mène ? De toutes les expériences de regroupement ou de ralliement qu’elle et son parti ont connu depuis une trentaine d’années, c’est toujours elle qui a été ‘’le dindon de la farce’’.

Aujourd’hui où l’Alliance nationale pour le changement (ANC) s’est résolument calfeutrée et ne veut plus sentir les autres formations politiques, au moment où le principal intéressé des actions de la DMK est en villégiature quelque part dans ‘’un champ de maïs’’, à l’heure où les membres de la DMK optent pour des stratégies sans résultats, il est temps pour dame Adjamagbo de se poser les bonnes questions. Quand son mentor, Léopold Gnininvi de son temps, avait compris qu’avec certains, il ne peut continuer de berner les Togolais, il est passé à autre chose. Dame Adjamagbo devrait en prendre de la graine.

La prison n’est pas un lieu à souhaiter même à son pire ennemi.  On est tous conscients que l’activité politique comporte des risques. Mais il faut se rendre à l’évidence que si le peuple ne vous suit pas, il faut se rendre à l’évidence que le peuple ne veut pas de vous, il n’y a pas à forcer.

L’épée de Damoclès qui plane au-dessus de sa tête, est une hypothèse probable qu’on pourrait la voir derrière les barreaux. On ne montre pas à un vieux singe comment faire la grimace, enseigne un dicton africain.

Et si l’occasion nous était donnée de lui donner un conseil, c’est qu’elle prenne suffisamment de recul et qu’elle fasse le bilan de ses ‘’featuring’’ avec les autres leaders de l’opposition. Si la balance penche de son côté, alors qu’elle continue d’être au-devant des actions de ces ‘’gens-là’’ qui n’ont pas hésité à se réjouir de son malheur.

Dans le cas contraire, une bonne dose de sagesse l’inspirera pour prendre les décisions idoines pour elle, dame Adjamagbo et son parti, la CDPA qui n’est que l’ombre de lui-même depuis belle lurette. Tel un griot, nous avons dit !

ALI SAMBA

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