ALTERNANCE POLITIQUE AU TOGO : Gerry Taama voit rouge !

Gerry TAAMA, leader du NET.

Associé lundi 14 décembre dernier aux discussions sur la question des régionales et de  l’actualité politique nationale, entre le ministre de l’Administration territoriale et du développement des territoires et les leaders des politiques, le président du Nouvelle Engagement Togolais (NET), Gerry Taama, a, sans langue de bois, livré son opinion sur sa page Facebook. Pour le leader du NET, « les perspectives sont plutôt sombres » et il faille « tout remettre à plat, tout reprendre à zéro, réorganiser l’opposition togolaise »…Bref il ne croit plus en l’alternance politique au Togo dans les conditions actuelles…

Nous vous proposons son ‘’expression’’ à travers les lignes qui suivent. Lecture…

« Aujourd’hui l’opposition togolaise se présentera à toutes les élections avec la position la plus désastreuse possible. Nous avons perdu la bataille de l’opinion avec nos bisbilles internes, et surtout, tous les leaders actuels sont ruinés. J’ai connu tous ces présidents de partis depuis une dizaine d’années, ils ne sont aujourd’hui que l’ombre d’eux-mêmes.

Faire la politique sur ses ressources propres est une hérésie intellectuelle. Et c’est malheureusement ce qui a cour au Togo. N’oublions pas les terribles résultats des élections locales. Unir a pris plus de 80% des suffrages, le reste étant partagé entre les partis politiques et les indépendants.

Il faut tout remettre à plat, tout reprendre à zéro, réorganiser l’opposition togolaise, faire un reset du logiciel politique. Il faut de nouvelles personnes, de nouveaux acteurs. Même nous autres, pourtant plus jeunes, nous sommes rouillés. Comme tous les autres leaders politiques, c’est des centaines de millions de francs investis (gratuitement) depuis des années. Tout le patrimoine personnel a été dilapidé. Nous sommes tous vannés.

La vérité est que les perspectives sont plutôt sombres. Si les leaders de première et de seconde génération (ceux de la conférence nationale et nous 20 ans plus tard) se sont fait remarquer par leur capacité à financer leurs partis, ceux de la troisième génération sont plutôt réservés sur cet aspect. Soit parce qu’ils n’ont pas de ressources (un président de parti d’opposition dépense en moyenne entre 1 et 5 millions par mois pour son parti) soit ils sont plus prudents (ils ont vu les aînés se casser les dents)

Une seule petite porte reste ouverte. La mobilisation par les réseaux sociaux. Pour le moment, c’est encore trop tôt, car les coûts de connexion sont élevés par rapport au pouvoir d’achat moyen du togolais. Dans une dizaine d’années, un jeune leader politique peut créer la surprise en compensant sa faiblesse financière par une mobilisation des masses sur les médias sociaux. Il faudra qu’il soit très pragmatique, charismatique et progressiste. Il devrait avoir dans la quarantaine et rassurer tout le monde. Lui par contre aura une chance de réaliser ce qui parait aujourd’hui impossible, à savoir l’alternance politique.

Nous autres, nous tous qui étions dans cette salle, même vivants, nous appartenons déjà au musée politique de notre pays. C’est tragique mais c’est la vérité.

Politique autrement ! ».

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