L’économie togolaise face à la covid-19 : L’espoir d’une situation plus favorable en 2021

Sani Yaya, ministre de l'Economie et des finances.

Depuis environ neuf (9) mois, Le Togo traverse une crise sanitaire qui s’est traduite par un fort ralentissement de l’activité économique, surtout dans les secteurs tertiaire et secondaire. Toutefois, la mise en œuvre des mesures ciblées prises par les autorités sous régionales et nationales a permis d’atténuer les effets de cette pandémie sur les activités économiques.

Taux d’inflation contenu à 1,6%

Les données disponibles indiquent le maintien de la croissance économique bien qu’en recul. En effet, selon le ministre de l’économie et des finances, pour toute l’année 2020, l’activité économique au Togo devrait progresser de 0,7%, contre une prévision initiale de 5,5%.

Cette faible croissance serait portée par certaines branches d’activité qui se sont montrées résilientes, en particulier les branches : « Agriculture, Élevage, Forêt, Chasse et Pêche », avec une contribution de +0,8% ; « Autres services marchands » qui contribuera à +0,5% ; et « Industries extractives », dont la contribution à la croissance est attendue à +0,4%.

En outre, le cadre macroéconomique demeure stable avec le taux d’inflation contenu à 1,6% en 2020 et le taux d’endettement maîtrisé à 58% du Produit Intérieur Brut au 30 septembre 2020. « En perspectives, l’activité économique devrait s’accélérer pour permettre l’atteinte d’une croissance économique de 4,7% en 2021, soit un raffermissement de 4,0 points de pourcentage de plus que celui de 2020, en liaison avec les mesures prises pour une maîtrise des effets de la pandémie de la Covid-19 », affirme Sani Yaya.

Selon une note de la dernière réunion du Conseil national du crédit du Togo, malgré l’environnement difficile lié à la Covid-19, la situation du financement de l’économie s’est légèrement améliorée, avec une baisse des taux d’intérêt débiteurs et une maîtrise du risque de crédit, en relation avec les mesures prises par la Banque Centrale. Les concours à l’économie ont progressé de 0,5% au 30 septembre 2020 et le taux d’intérêt débiteur moyen s’est replié de 20 points de base à 7,7%, contre 7,9% un an plus tôt.

Quant au taux de dégradation du portefeuille de crédit, il est ressorti à 17,0% au 30 septembre 2020, contre 16,7% au 30 juin 2020, tout comme au 31 mars 2020. Ces évolutions ont permis de maintenir le taux de financement de l’économie à 30% au 30 septembre 2020, soit exactement le même niveau au 31 mars 2020.

L’accroissement du volume de financement.

Selon le ministre Sani Yaya, l’un des enseignements tirés de la pandémie est la nécessité de repenser notre modèle économique pour le rendre moins dépendant de l’extérieur et donc plus résilient face aux chocs externes.

« A cet effet, nous devons centrer la relance de l’économie nationale autour de l’intensification de la création des pôles de croissances des unités de transformation industrielle des matières premières, particulièrement dans les secteurs agricoles et industriels pour développer les chaînes de valeur et créer plus de richesse et d’emplois.  

Cette nouvelle réorientation engendre d’autres types de besoins en investissements et, par conséquent, la mise en place des facilités de crédit appropriées au niveau des établissements de crédit.

Dans ce contexte, je voudrais inviter les dirigeants des banques à développer des instruments innovants pour répondre à ces besoins de financement. Je sais que nous pouvons compter sur les banques », a-t-il dit.

Quant au coût du financement, les taux d’intérêts débiteurs ressortent toujours à des niveaux relativement élevés, en dépit des détentes observées en 2020 par rapport à 2019, fait remarquer le ministre.

Vers la création d’un Observatoire de la Qualité des Services Financiers au Togo

Et pourtant, la Banque Centrale a baissé son taux directeur à 2%, à compter du 24 juin 2020. En outre, l’Institut d’émission pratique des opérations d’injection de liquidité à taux fixe de 2% pour atténuer totalement les tensions de liquidité. Sani Yaya souhaite qu’une réflexion soit menée sur les facteurs déterminant le coût du crédit au Togo.

Il n’a pas manqué de tirer l’attention du secteur bancaire sur la qualité de prestation de services financiers. « Nous enregistrons de plus en plus de plaintes sur notamment : le fonctionnement des Guichets Automatiques de Banque ; le délai d’attente aux guichets bancaires ; et le traitement des réclamations des clients », a-t-il fait remarquer, invitant les premiers responsables des institutions financières à prendre des mesures idoines pour améliorer davantage la qualité de leur prestation de services financiers.

Koudjoukabalo, In LE MEDIUM n°429 du 29 Décembre au 04 Janvier 2021

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