Affaire Bolloré / Isabelle Prévost-Desprez : La juge qui voulait se faire un milliardaire de droite

La juge Isabelle Prévost-Desprez .

L’actualité juridico-politique a été marquée ces dernières semaines par l’affaire dite Bolloré. En effet, alors que tout le monde s’attendait à ce que la 32ème Chambre correctionnelle de Paris (France) homologue l’accord conclu   par le  parquet national financier dirigé par le Procureur Jean-François Bonhert et les avocats de Vincent Bolloré,  Isabelle Prévost-Desprez y a opposé un refus. Pourquoi cette juge a-t-elle refusé d’homologuer un accord initié par le parquet ? Pour tout comprendre, il importe d’interroger la personnalité de cette magistrate, critiquée pour mener une  » vendetta  » contre les personnalités de droite, notamment Nicolas Sarkozy, un ami connu de Vincent Bolloré. 

Le refus d’homologation de l’accord conclu entre le parquet et monsieur Vincent Bolloré par la juge Isabelle Prévost-Desprez est l’une des curiosités de l’actualité juridique française de ces derniers mois.

En effet après avoir sans hésité homologué  la Convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) visant le groupe Bolloré, prévoyant une amende de 12 millions d’euros, madame Isabelle Prévost-Desprez a refusé au même moment le  » plaider coupable  » de M. Bolloré et de ses collaborateurs.

Le pourquoi de cette décision a du mal à passer au groupe Bolloré et même au Parquet National Financier, qui, conscient de la faiblesse du dossier de poursuite savait que le plaider coupable lui sauverait la face.

Pour comprendre le refus d’homologation, seule l’analyse de la personnalité de cette juge pourra donner des indices.

Mise en examen en 2012 à la suite de la plainte de Liliane Bettencourt pour violation du secret de l´instruction, renvoyée en correctionnelle puis relaxée en 2015 Isabelle Prévost-Desprez est de la trempe de ces juges qui aiment les feux des projecteurs.

Cette Juge et son collègue Serge Tournaire ont visiblement fait de l’affaire Bolloré une aubaine pour poursuivre leur acharnement contre M. Sarkozy.

Leur parti pris dans les dossiers concernant l’ancien président français dont M. Bolloré est un proche, a été souvent dénoncé par les avocats de celui-ci et maintes fois relevé par certains observateurs de la vie politique française. 

Si Vincent Bolloré paie sa proximité avec Nicolas Sarkozy et plus globalement la droite française, le pouvoir togolais est sans doute   victime collatérale d’un règlement de compte politico-judiciaire franco-français. La parution du 25 février dernier de l’hebdomadaire français Le Point conforte cette thèse. En effet, nos confrères ont titré à leur Une :  » Les coups tordus d’une justice très politique. Révélations / Méthodes douteuses et règlements de compte au Parquet national financier « .

Le dossier explique comment dans l’affaire Sarkozy par exemple, le PNF fait preuve de mauvaise foi, de vindicte, de piétinement de l’état de droit.  » Les juges sont devenus des inquisiteurs. Certains traitent les autres de mous et de collusion avec l’ennemi  » peut-on y lire.  » Faut-il tout voir avec des lunettes politiques  » s’interrogent nos confrères. 

Selon le journal, les juges s’acharneraient contre la droite ; la plupart d’entre eux étant de gauches, voire gauchistes.  » On ne peut pas laisser quelques magistrats se croire au-dessus de la loi « , conclut  l’éditorial introductif du dossier. Dans ce dossier de 13 pages, un vice-procureur du PNF a signalé par écrit, des comportements incorrects de ses collègues notamment « une dérive déontologique dont certains aspects pourraient même recevoir une qualification pénale « .

In LE MEDIUM, n°440 du 16 au 22 Mars 2021.

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