TOGO : Les institutions financières optimistes

Toutes les institutions financières sont formelles sur la croissance économique du Togo. Elles tablent sur une reprise rapide si le pays arrive à contenir la pandémie de la Covid-19.

L’édition 2021 du rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur les perspectives économiques en Afrique lie l’affaiblissement continu de la pandémie à la relance économique du Togo et permettrait une croissance de 4,3% en 2021 et 5,6% en 2022. Selon la BAD, cette augmentation du produit intérieur brut devrait être stimulée par le secteur agricole, des investissements accrus dans les transports, l’énergie et les industries.

L’inflation qui a plus que doublé en 2020 (passant de 0,7 % à 1,6 %) devrait connaître une constante augmentation pour atteindre 1,9% en 2021 et 2,1% en 2022. Quant au déficit budgétaire, il ne va s’améliorer que lentement. De 4% du PIB en 2021, il devrait connaître une très légère baisse à 3,4% à l’horizon 2022.  En ce qui concerne la dette togolaise, le risque de surendettement est « modéré », bien qu’une légère hausse du ratio dette/PIB (60%) est à attendre, induite par « la reprise de l’économie et des investissements publics ainsi que le paiement des échéances différées ». 

 Pour la Banque mondiale, le Togo devrait connaître une croissance de 3% cette année 2021, contre une prévision togolaise de 4,7%. La Banque mondiale indique que cette dynamique économique devrait être portée par un accroissement des investissements nationaux publics et privés, ainsi qu’étrangers, à l’aune du PND, dans les secteurs clés de l’agriculture, de l’énergie, portuaire, aéroportuaire et des infrastructures. Avec la reprise de la filière cotonnière par le singapourien Olam et l’engagement de sa filiale Arise dans la construction du Parc Industriel d’Adétikopé, projet phare du PND.

Les autorités togolaises précisent aussi, tout comme la Banque mondiale et la BAD, que cette prévision optimiste est liée à la maitrise de la pandémie. Plus loin, selon les premières prévisions, Lomé projette atteindre 5,8% de croissance du PIB réel en 2023, si tout va bien. Dans cette ligne, le taux d’inflation passerait de 1,7% l’an prochain, à 2,0% en 2022 puis à 1,9% en 2023.

Effets de Covid-19 sur les entreprises

Une enquête du CIAN (Conseil français des Investisseurs en Afrique) indique qu’au Togo, environ 50% des entreprises déclarent avoir subi une baisse de leur chiffre d’affaires, sous l’effet de la Covid-19. Un choc dont l’ampleur aurait été plus significatif, indique-t-on du côté des autorités togolaises, si des mesures d’ordre financier et fiscal notamment, n’avaient pas été adoptées pour accompagner le secteur privé. Aussi, sur les orientations du chef de l’Etat, le gouvernement a pris des mesures pour réduire considérablement les effets néfastes de la pandémie à travers l’accompagnement des couches sociales vulnérables et la création d’un environnement favorable à l’investissement privé national et étranger.

S’agissant en revanche des perspectives de rebond, le sondage de CIAN indique que seulement 20 à 30% des opérateurs économiques togolais tablent sur une année 2021 bénéficiaire tandis que c’est environ 45% d’entreprises qui espèrent renverser la tendance de l’année 2020 et renouer avec la croissance.

Le Togo offre un cadre incitatif à l’investissement privé

Le rapport 2020 du Baromètre du Conseil des investisseurs français en Afrique (CIAN) publié ce 18 mars, à l’issue du Forum Afrique du CIAN 2021 auquel a activement participé Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République, et coordonnateur  de la Cellule du climat des affaires (CCA), a indiqué que le Togo figure parmi les top 6 des pays offrant un cadre incitatif à l’investissement privé sur le continent africain.  En dépit des impacts négatifs de la pandémie à la COVID-19 sur la politique nationale de développement, avec une moyenne de 2,8%, le Togo se positionne à la première place en Afrique de l’Ouest, ex-aequo avec le Bénin et le Ghana.

  » Les résultats significatifs engrangés démontrent, à suffisance, l’efficacité de la politique nationale de gestion de la crise sanitaire. C’est également une preuve palpable de l’efficience des réformes audacieuses engagées par le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé pour l’amélioration du climat des affaires « , fait-on savoir au gouvernement.

Koudjoukabalo, In LE MEDIUM n°441 du 23 au 29 Mars2021

@macite.info

E-mail : maciteinfo@gmail.com; bawela1@gmail.com

Pour vos annonces, (publi)reportages, etc., joignez nous au (00228) 91515309/79872224

www.macite.info, l’information, la bonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *