Petrolegate/Rapport provisoire d’audit : Le ministre TRIMUA met à nu le travail bâclé de la Direction générale du trésor et de l’Inspection générale des finances

Christian Eninam TRIMUA, ministre des Droits de l'homme, porte-parole du Gouvernement.

L’affaire dite ‘’pétrolegate’’ qui a fait couler tant d’encre et de salive, n’en est pas encore à sa fin. Ce dossier révèle le vrai visage de certains proches collaborateurs du Chef de l’Etat, tapis dans l’ombre, et qui se servent de certaines structures étatiques pour laver leurs casseroles.

En effet, alors que l’on s’évertuait à relever les contorsions et autres raisonnements alambiqués du travail des deux organes étatiques, notamment la Direction générale du trésor et l’Inspection générale des finances,  qui ont été chargés de la réconciliation des données, commanditée par le gouvernement, une voix, non des moindres, vient sonner la fin de la récréation. Il s’agit bien du ministre des Droits de l’homme, Christian Eninam Trimua, l’un des porte-paroles du Gouvernement qui, dans un entretien accordé au confrère de Victoire FM dans l’émission Retro 7, samedi 20 mars dernier, a balayé du revers de la main les conclusions de cet  »audit », qui en réalité est une réconciliation des données. Il relève au passage que ce travail des deux organes étatiques a été fait en violation de toutes les dispositions procédurales. Pour le ministre Trimua, on ne peut dans ces conditions accorder du crédit à ces conclusions.

Même si le ministre dans un premier temps veut bien laisser la justice s’occuper de cette affaire, il ne peut pas pour autant laisser faire ceux qui veulent faire avaler des couleuvres à des personnalités qui ont juste voulu servir la nation. Il a au finish déploré la violation du principe sacro-saint de la contradiction dans la conduite de l’enquête, le non-respect du droit de la défense, et a évoqué la modification des termes de référence de la mission, ce qui est d’une gravité punissable. Mais à quelle fin ? Peut-on s’interroger.

Dans les lignes qui suivent, nous vous proposons l’extrait de cet entretien qui prouve à suffisance que des mains noires ont téléguidé ce travail que le gouvernement a pourtant commandé pour faire la lumière dans ce dossier de pétrolegate.

Le dossier petrolegate, le chou gras des tabloïds depuis des semaines  aurait le plus magnétisé les attentions.

Je ne sais pas si la présidence de la République a commandité une enquête particulière sur le sujet, je ne peux pas vous renseigner là-dessus. En revanche, si vous voulez, ce sujet passionne exagérément nos compatriotes, et peut-être au-delà du raisonnable. Je comprends que la valse de zéros donne du tournis à tout le monde, c’est précisément peut-être parce que le chiffre est tellement colossal qu’il est invraisemblable.

En réalité, cette affaire est un élément d’un procès qui est en cours, vous me pardonnerez de ne pas la commenter dans ses détails, puisqu’il y a eu un certain nombre d’actions qui ont été menées à titre privé par des mises en cause par le journal que vous évoquez (L’Alternative, ndlr), l’affaire étant au niveau de la Cour d’appel, vous me pardonnerez de ne pas la commenter.

Y-a-t-il eu une enquête qui a été menée, et un rapport déposé? 

Pour ne pas donner le sentiment que j’évacue le sujet, ce que je peux vous dire simplement là-dessus, le gouvernement a traditionnellement l’habitude de commanditer ce qu’on appelle une réconciliation des données pour pouvoir rapprocher les chiffres. Donc, ce n’est pas un audit, je voudrais vraiment que ça soit très clair, le gouvernement n’a pas commandé d’audit sur le secteur du pétrole.

Le rapport dont on parle n’est pas un rapport qui a été commandé par le gouvernement sur l’audit du secteur du pétrole. Il a été demandé à la Direction générale du trésor, appuyée par l’Inspection générale des finances, de procéder à cette réconciliation des données qui est une opération qui se fait régulièrement, ou en tout cas périodiquement, parce que l’Etat veut connaître effectivement entre les chiffres qui sont déclarés et les chiffres qui sont tenus par les acteurs du secteur.

Vous verrez que l’équipe qui a été mise en place pour cette mission ne comporte pas de spécialistes du secteur du pétrole. Si nous avions commandé un audit du secteur du pétrole, nous aurions recherché l’expertise adaptée à ce secteur du pétrole pour pouvoir le demander.

Termes de référence modifiés et procédure bâclée…
Il s’est trouvé simplement qu’à un moment ou à un autre, les termes de référence ont été modifiés d’une certaine manière que la mission a été conduite dans des conditions que vous connaissez aujourd’hui très clairement.

Un certain nombre de personnalités mises en cause dans cette question n’ont pas été auditionnées, n’ont pas été convoquées; je vous donne typiquement un exemple, on parle beaucoup de Mme Legzim sur ce sujet, sa photo s’affiche en première page d’un certain nombre de journaux.

Dans toute la procédure, Mme Legzim n’a été ni convoquée ni invitée à s’expliquer. On lui a même pas donné un courrier ni même entendu, mais si vous regardez sur toutes les affiches, c’est son nom que l’on crie, c’est elle que l’on poignarde sur tous les journaux. Est-ce-que cela est acceptable?

Ce n’est pas acceptable, dans une procédure de cette nature, vous devez interroger les acteurs concernés, leur demander la documentation, leur laisser le temps de la réponse, c’est ce qu’on appelle la contradiction dans les éléments qui sont faits et à partir de ce schéma quand vous produisez un rapport dit provisoire, le rapport provisoire leur est adressé, jusque-là, la procédure n’est pas publique. Ils répondent à leur rapport, donnent les éléments d’explication que vous leur demandez, si vous êtes satisfaits, vous les prenez, si vous n’êtes pas satisfaits, vous les contestez. Et c’est à la fin du rapport final effectivement sur les conclusions du rapport final qu’une action est possible.

Il se trouve que sur ce rapport provisoire qui a été fait dans les conditions que je viens d’évoquer sans respect des règles naturelles de cet exercice, sans respect du droit de la défense des uns ni de la contradiction qu’il faut, avant même que le rapport n’ait fait l’objet d’une restitution à ceux qui l’ont demandé, le rapport était sur la place publique sur les réseaux sociaux.

Dans quelles conditions ce rapport a été publié sur les réseaux sociaux, avec les commentaires qu’on avait, avec des personnalités qui n’ont même pas eu l’occasion de s’expliquer sur le rapport. Donc au fond, quand vous regardez les conditions dans lesquelles la procédure a été menée, qui a été contestée et qui met en place aujourd’hui ce rapport dit provisoire, ne peut servir, ne peut documenter aucune procédure ni aucune action. Le gouvernement ne peut communiquer sur un rapport de cette nature fait dans les conditions que nous sommes en train d’évoquer.

Aucune fiabilité ?
Il faut faire extrêmement attention à ne pas donner de la polémique inutile et qui amène à ces éléments de procès que nous avons avec l’accusation des personnalités et des individus sur un certain nombre d’éléments qui ne sont pas fiables.

Ce rapport qui est brandi comme une preuve, qui est brandi aujourd’hui par les uns et les autres à charge d’un certain nombre de personnalités n’est pas fiable, il n’a pas été fait dans les conditions acceptables, et naturellement le gouvernement n’en tirera aucune conclusion à l’étape actuelle. 

Une probable réaction du gouvernement ?
Les initiatives du gouvernement sont en cours. Il prendra des initiatives et au moment où les résultats seront prêts, il les communiquera. Le gouvernement écoute encore et entend les commentaires des uns et des autres sur le secteur pétrolier, le gouvernement prendra des initiatives pour clarifier la procédure qui existe en temps utile.

Donc ne vous inquiétez pas pour cela, nous ne sommes pas sourds à ce que les uns et les autres disent, naturellement nous devons avec précaution, dans les règles de l’art, prendre les initiatives nécessaires pour pouvoir arriver à une conclusion. Et cette conclusion, quand elle sera disponible, elle sera communiquée par le gouvernement suivant les règles qu’il faut pour cela.

(Avec afrikdepeche.com)

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