DMK : La descente aux enfers…

Les leaders de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK).

Agbéyomé continue de réclamer sa victoire sur les réseaux sociaux en tançant la communauté internationale de laisser-aller dans une supposée  » crise post-électorale ». Mieux il prend ses rêves pour des réalités en menaçant cette dernière des conséquences qui pourront advenir. A lire ces écrits et à entendre ses miasmes, le Togolais a envie de se pincer pour savoir si le leader du MPDD ne s’enfonce pas davantage dans l’hystérie que les psychanalystes trouveront intéressant d’étudier. 

Entre nous, qui au Togo croit encore à une prise de pouvoir de Agbéyomé si tant est que ces derniers aient été certains de sa victoire au soir du 22 février 2020? D’ailleurs dans son propre camp, on semble passer à autre chose et envisager l’avenir autrement que de réclamer une hypothétique fauteuil présidentiel. D’ailleurs, on se demande bien comment va-t-il le prendre, ce fauteuil présidentiel. On savait, dès le départ, qu’il comptait sur certaines officines diplomatiques. La réalité et la vérité des urnes leur ayant été prouvées, ces diplomates ont amèrement regretté leur première prise de position.

La ligne de défense de la non-reconnaissance de la victoire de Faure Gnassingbé par la communauté européenne, et surtout la France, a été aussi battue en brèche tout récemment dans la rocambolesque affaire de dépôt de plainte contre le journaliste de RFI lui aurait fait des confidences.  Il est temps que  Agbéyomé Kodjo  »enlève les gants » et quitte son champ de maïs pour ses demeures paisibles qui l’attendent les bras ouverts. De toute façon, plus personne, ni au Togo, ni ailleurs dans le monde ne le prend au sérieux. Il ne lui reste, heureusement, que les réseaux sociaux pour cracher son venin inoffensif. D’ailleurs, comme nous le soulignions un peu plus haut, même dans son camp, la raison semble gagner ses partisans, non des moindres.

Fissures…

On ne compte plus les critiques du premier cercle d’Agbéyomé quant à ses prises de position depuis le soir du 22 février 2020. Depuis, beaucoup ont déserté le navire. Ceux qui sont restés, à l’instar de Kafui Adjamagbo-Johnson et les autres rongeaient leur mal en sourdine et n’hésitent pas à le pourfendre même si en public, ils jouent la comédie. Heureusement que cela n’a pas duré. La dernière sortie de Fulbert Attissoh, bombardé directeur de campagne du candidat Agbéyomé Kodjo, peut surprendre. Mais en fait, elle illustre parfaitement le sentiment des membres de la DMK à l’endroit de celui qui se prend pour le Président de la république du Togo sur les réseaux sociaux.   » Qu’est-ce qu’on fait pour récupérer la victoire qui a été spoliée à la DMK le 22 février 2020? Ce sont les tweets, les messages et les audio postés sur les réseaux sociaux qui vont donner le pouvoir à la DMK? (…) Aujourd’hui le constat est là. Allons-nous faire comme l’ANC ? Résister pendant 5 ans, jusqu’à la prochaine élection présidentielle ? « , se demande Fulbert Attissoh.

Ces questionnements de l’homme politique ne sont pas anodins. Et surtout venant de Fulbert Attissoh, ils ont du sens. On le savait dès le départ. Le soi-disant conglomérat regroupé autour du prélat à l’approche de la Présidentielle de 2020 et dénommée pompeusement Dynamique Mgr Kpodzro n’était qu’une marche de plus pour ces politiciens en mal de popularité, de trouver un autre port d’attache pour se refaire une certaine crédibilité mise à mal dans la CNC. Et dès que tout ira de travers, ils prendront leur tangente pour d’autres destinations. Nous y voilà.

En fait, Fulbert Attissoh a compris qu’il ne gagnera rien de nouveau en étant dans les pas d’Agbéyomé. L’homme est ainsi. Regardez son parcours politique et vous comprendrez. Il vaut mieux pour lui de s’éloigner au moment où il le peut encore. D’où sa tentative de se dédouaner. Il dit :  » La DMK a évolué en 2 phases. Une première phase où certains ont travaillé dans de grandes difficultés pour faire gagner le candidat du regroupement à l’élection du 22 février 2020. Une deuxième phase est intervenue après la victoire, où beaucoup de gens ont rejoint la DMK. C’est une bonne chose. Aujourd’hui, les actions de récupération de la victoire sont menées de partout. Il est bien possible que des militants de la DMK soient aujourd’hui plus optimistes et déterminer que le directeur de campagne que j’ai été. Mais moi, je reste dans la DMK, mais je ne partage pas toutes les orientations, parce qu’il y en a plusieurs « .

En clair, Fulbert Attissoh n’est plus enclin à poursuivre cette quête d’une hypothétique victoire qui ne lui crée que des problèmes d’autant qu’il renseigne que très tôt, dès le 28 février, soit une semaine après le vote, il a compris que la cause était entendue puisque que l’appel à manifester en cette date pour réclamer la victoire a été un échec cuisant. Aucun Togolais n’a daigné y répondre. Mais comme nous le disions, il a joué la comédie jusqu’à présent. Il n’y a pas longtemps, il soutenait mordicus, bec et ongles, sur une radio de Lomé, que c’est Agbéyomé qui a gagné l’élection.

De toute façon, rien de nouveau sous le landerneau togolais. Agbéyomé a trouvé sa république sur les réseaux sociaux et gouverne avec ses followers, Fulbert Attissoh a fini son jeu de rôle au sein de la Dynamique et va prendre la tangente. Rien d’étonnant, tout cela. On est tenté de dire que cet épisode de la vie politique est entrain de s’achever, s’il ne l’est déjà. Le prochain s’ouvrira, peut-être, en 2025.

Ali SAMBA, In LEMEDIUM n°) 443 du 06 au 12 Avril 2021.

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