COVID-19 : Les risques de flambée des contaminations après les fêtes ; le Ramadan et l’Ascension dans le collimateur

Quand fêtes et convid-19 ne font pas bon ménage.

Les curseurs du comptage des cas positifs au Covid-19 doivent être surveillés les semaines à venir. Pour la fête du 1er mai dans un contexte de la Covid-19, le gouvernement a alerté sur les conditions de la célébration. Les parades, les rassemblements de plus de 15 personnes et toutes autres activités ont été prohibés. Il a même été demandé que les repas soient emportés. Mais, le Togolais ne l’a pas entendu de cette oreille. Comme toujours, il a fait fi des recommandations.

La fête a belle et bien eu lieu avec frénésie et entrain. Depuis les fêtes de fin d’années, on aurait dit que les Togolais attendaient de pied ferme ce 1er mai et les jours qui les ont suivis puisque le gouvernement leur a fait cadeau du Lundi 3 Mai. En tout cas, ils ne s’en sont pas privés.

Un tour dans les bars et dans des espaces de rencontre improvisés dans les quartiers de la capitale et dans les banlieues de Lomé, l’a confirmé. Attablés au-delà du nombre requis, nos festoyeurs n’hésitaient pas à crier à tue-tête projetant des postillons sur leurs camarades d’en face. L’alcool aidant, les gestes ne sont plus contrôlés et on assiste à toutes les dérives pendant ce genre de rencontre, et les trois jours que les Togolais sont restés à la maison.

En ces temps où le gouvernement s’acharne à réduire les contaminations au coronavirus et ses différentes mutations dans le pays, on ne peut que regretter ces comportements inciviques de nos compatriotes. D’autant que la situation n’est pas aussi simple qu’on puisse le croire.

Si on a noté une baisse des chiffres ces deux dernières semaines, les Togolais doivent en principe redoubler de vigilance. Ce qui se passe en Inde en ce moment où la situation est hors de contrôle, doit interpeler plus d’un.

Voici un pays qui a cru en avoir fini avec le virus, mais qui fait face à sa pire situation depuis le début de la pandémie. Les structures sanitaires d’accueil sont débordées. On a tous vu des images surréalistes de malades à qui on applique de l’oxygène dans un taxi, ou certains, allongés sur les trottoirs en attente des soins.

Les Togolais doivent se ressaisir. « Même si les compteurs des cas positifs semblent se stabiliser ces derniers jours, la situation sur le front de la pandémie reste préoccupante chez nous », avertissait le colonel-médecin Mohaman Djibril de la Coordination national de la gestion à la riposte à la Covid-19. L’autorité pointe du doigt un relâchement des mesures barrières surtout dans le Grand Lomé qui demeure le plus grand cluster. Il faut s’en inquiéter puisque des régions ou localités dont on en parle plus, refont surface. Il s’agit des préfectures du grand Kloto, de Zio, des Lacs et dans l’Est Mono. On peut parier qu’avec la célébration de cette fête du 1er Mai, le risque de regain des contaminations reprenne.

Les autres fêtes religieuses, comme le Ramadan et l’Ascension qui s’annoncent dans les jours à venir, ne vont pas certainement faciliter les choses. Le respect des mesures barrières s’impose alors.

IN LE MEDIUM n°447 du 04 au 10 mai 2021.

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