ABDOULAYE YAYA : «Désormais, les justiciables ne seront plus seuls »

Abdoulaye Yaya, président de la Cour Suprême du Togo.

Ce n’est pas l’envie qui manque chez les autorités togolaises. Un chapelet d’actions est même témoins de ces besoins forts appréciables. Mais comme l’adage, les habitudes ont la vie dure. Mais, à force de refuser de se mettre dans le moule, on finit par s’esseuler. Aussi, on ne peut faire d’omelette sans casser les œufs…

Depuis l’avènement à la magistrature suprême des autorités togolaises, les partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne, n’ont pas hésité à accompagner le pays dans divers chantiers importants, notamment celui de la modernisation de la justice, principal axe d’un Etat de droit.

Dans cet élan du renouveau, que de chantiers ont été mis en branle. On peut citer la réforme du  statut  des  magistrats, le renforcement des capacités des magistrats et des auxiliaires de la justice, l’adoption d’un nouveau code pénale, la modernisation de la législation, le tout pour un rapprochement de la justice et des citoyens.

Après l’exécution de ce chapelet de reformes, l’on s’est laissé aller en se demandant si la justice togolaise a fait peau neuve ; mieux inspirent-elle confiance ? « Que nenni ! », répond sèchement le président de la Cour Suprême, la plus haute juridiction du pays, celle d’en haut d’en haut, Abdoulaye Yaya.

Mêmes les plus  »puissants » devront être inquiétés par la justice à l’image de…

Ils sont nombreux ces compatriotes à se plaindre de l’appareil judiciaire togolaise. Procès pas juste, trafics d’influence, interférences dans les procédures, pot-de-vin divers… amenant le plus souvent à trancher en  faveur ‘’du plus généreux en espèces sonnantes et trébuchantes’’ ou du ‘’super protégés’’, les ‘’intouchable’’s. Et ceci, le président Yaya, l’a reconnu et le dit à haute et intelligible voix : « …il y a une crise de confiance qui a fini par s’installer entre les Togolais et leur justice ». Il en découle des conséquences du genre des dérives notées dans la mission de certains auxiliaires de justice, avec comme principaux acteurs magistrats, greffiers, notaires, sans oublier nos amis de toujours, les commissaires et officiers de police.

Dans ces conditions, comment les pauvres populations peuvent-elles appréhender les décisions rendues par les hommes en ‘’robe noire’’, les magistrats  koi ?

L’autre point sur lequel les plus hautes autorités doivent apporter une touche, est l’humanisation des conditions des détenus, avec en prime la mise en place de structures permettant une incarcération différenciée des prévenus et condamnés. Cela permettra d’office un tri (des mineurs d’un côté et des femmes de l’autre), et la distinction entre les maisons d’arrêt (prévenus) et les prisons (condamnés).

Mais ce qui est rassurant, c’est que le ‘’prégo’’ de la plus haute des juridictions du pays, dit : « Désormais, les justiciables ne seront pas seuls ! ». Enfin, le changement, c’est maintenant. Espérons que ce n’est pas parole en l’aire hein, président !!!

Corga

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