DÉPART DE L’ANC DU CNAP : …Jean-Pierre Fabre et compagnie contre le retour des exilés politiques

Le président du MRC, Abass Kaboua (au micro), lors de la conférence de presse ce vendredi à Lomé.

Le Mouvement des républicains centristes (MRC), dans sa volonté de ne pas laisser les Togolais être bernés par des leaders politiques qui « prennent plaisir à voir souffrir les autres », est une fois encore monté au créneau. Le parti du député Frédéric Abass Kaboua a, au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi, confondu Jean-Pierre Fabre et son parti qui étaient, la veille, face à la presse. A l’origine de cette  »rixe » entre deux partis politiques de l’opposition, la vérité que l’ANC veut cacher au peuple quant au véritable mobile de son départ de la table des discussions de la Concertation nationale avec les acteurs politiques (CNAP), initiée par le gouvernement et dont l’objectif était de décrisper le climat politique togolais.

C’est sans langue de bois que le député et président du MRC, Frédéric Abass Kaboua a, plus de deux heures durant, échangé avec la presse nationale sur les sujets politiques d’actualité nationale. Dans une déclaration, le MRC explique les « vrais raisons qui ont motivé l’ANC à quitter la CNAP ».

Tout en justifiant la tenue de ce énième dialogue entre les acteurs politiques nationaux, notamment la nécessité pour le pouvoir de Lomé de décrisper le climat politique national qui était devenu trop tendu au « lendemain de la série d’élections », le MRC souligne que la sortie médiatique de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), hier jeudi 23 septembre, « montrent à suffisance l’inconséquence et l’incohérence » de ce parti.

Selon le MRC, si « la grosse déclaration » de l’ANC indiquant qu’elle a eu une rencontre « secrète » avec le ministre de l’Administration territoriale tenue le 21 juillet 2020, s’avérait, cela est la preuve claire que « l’ANC et UNIR sont en copinage dans les coulisse depuis ». Tout en relevant que « tout ce qui se traite dans les coulisses finit généralement mal », Abass Kabou indique que « l’ANC démontre une fois de plus qu’elle est une piètre négociatrice et qu’elle a toujours négocié en position d’extrême faiblesse ». Le président du MRC souligne que « l’ANC, à part porter des revendications pour leurs intérêts personnels, (…) a  un agenda politique qui n’est imbu d’hérésie et de mensonges monstrueux ».

Le président du MRC dit ne pas comprendre pourquoi « l’ANC a mis presque 16 mois pour relever ce coin de voile  » si ce n’est pour détourner l’opinion des choses essentielles ? « Comment comprendre que les travaux (du CNAP, ndlr) débutés en janvier 2021 avec présence effective de l’ANC (premier vice-président et le secrétaire général adjoint)», ce parti claque la porte des négociations à la veille de la clôture des travaux ?

En effet, souligne Abass Kaboua, Jean-Pierre Fabre et compagnie seraient allés négocier un nombre de Conseillers régionaux éligibles au Sénat dans le quota (le 1/3) que la loi réserve au Chef de l’État. Et comme ces négociations ont tourné court, « ils ont choisi de claquer la porte (des discussions, ndlr) par ce qu’ils venaient brusquement de réaliser que la présence » des exilés politiques, notamment François Boko, Mgr Kpodzrok, Tikpi Atchadam, Agbéyomé Kodjo, Jean-Pierre Gbikpi, etc., « réduiraient drastiquement leur chance de remporter le maximum de sièges aux élections régionales ». Ainsi, le retour au bercail des exilés politiques, à la faveur de l’apaisement du climat politique, mettrait un frein au projet politique de l’ANC, notamment celui d’avoir, dans l’opposition, le plus grand nombre de Conseillers régionaux et reprendre du coup, le rôle de Chef de file de l’opposition.

Le MRC, pour finir, souligne « qu’une fois de plus, c’est la gloutonnerie de l’ANC qui l’a poussé à quitter la table des négociations tout en ayant pris soins de déposer les premiers des propositions fantaisistes sur la tables du gouvernement ».

Mais est-il qu’avec le retour des exilés politiques dont on compte certains poids lourds, il n’est pas exclu que le parti de Jean-Pierre Fabre se retrouver en queue de peloton sur l’échiquier politique national. D’ailleurs, le leader de l’ANC qui hier était le chef de file de l’opposition, a perdu cette couronne au profit de son ancien mentor, Gilchrist Olympio. Espérons que cette erreur politique supplémentaire de l’ANC, ne pousse ce parti à faire désormais de la figuration.

Rappelons que les élections régionales auront lieu au premier semestre 2022.

JPB

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