COP26 : Les engagements du Togo

Avant de quitter Glasgow, où il a pris part aux cérémonies d’ouverture de la COP 26, la Conférence des parties sur le climat (COP), Faure Gnassingbé a annoncé les nouveaux engagements climatiques du Togo.

Faure Gnassingbé et le PM britannique.

Ainsi, le Togo a décidé de rehausser encore ses ambitions en portant les contributions déterminées au niveau national de 11,14% à 20,51% à l’horizon 2030.  » Ce choix traduit notre engagement à renforcer la résilience de nos communautés, nos structures économiques et nos écosystèmes naturels, à travers des plans d’actions climat concrets couvrant des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’eau, l’industrie, les ressources forestières, l’énergie et les mécanismes d’inclusion financière et de couverture des risques climatiques « , a dit Faure Essozimna Gnassingbé.

Selon le gouvernement, le secteur de l’énergie concentre de nombreux défis et les pouvoirs publics togolais se sont engagés dans une action résolue de promotion des énergies renouvelables. On cite la mise en service de la centrale thermique Kekeli Efficient Power et l’installation de la centrale solaire de Blitta. L’an passé, le Togo a réduit de 27,5% ses émissions de GES (7990 Gg CO2-eq), au lieu des 17,5% prévus (5075 Gg CO2-eq) dans le scénario de référence.

Il faut dire que le Togo s’est fixé pour objectif d’atteindre 50% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici à 2030. La Feuille de route gouvernementale 2020-2025 prévoit le déploiement de 300 mini-grids d’ici à la fin de la décennie et l’électrification de 555 000 ménages par kits solaires, soit l’équivalent de 85 MW de capacité solaire additionnelle. Ces initiatives doivent permettre de porter à 100% le taux d’électrification rurale à l’horizon 2030.

Dans le domaine des transports, le Togo portera à 3% la part des véhicules électriques dans l’acquisition des véhicules neufs en 2025 et s’est déjà engagé dans la promotion de la mobilité verte, à travers l’installation d’une société de fabrication de véhicules électriques dans le parc industriel d’Adétikopé, inauguré en juin 2021.

Les enjeux sont particulièrement critiques dans le secteur de l’agriculture et des ressources forestières, très exposé aux changements climatiques, et qui occupe près de 65% de la population active. Les écosystèmes forestiers, qui couvrent 24% du territoire national, rendent possible l’approvisionnement en bois, à hauteur de 90% des besoins de biomasse énergie, mais régressent de manière préoccupante.

Pour enrayer cette tendance, qui impacte également la préservation de la biodiversité, la Feuille de route prévoit la restauration et le reboisement des paysages dégradés à hauteur de 1% par an, pour atteindre un taux de couverture forestière de 30% en 2030. Ces actions permettront d’augmenter de 10% la séquestration du carbone à l’échelle nationale.  » Des efforts de rationalisation de la gestion des ressources, à vocation biomasse énergie, seront également impulsés. Le secteur de la gestion des déchets recèle lui aussi des défis importants « , fait-on savoir au gouvernement.

 » Les solutions d’un sursaut collectif, pour inverser la tendance au réchauffement, existent et sont connues de tous, le monde nous  observe. Nos populations comptent sur nous pour dépasser nos hésitations, prendre des décisions hardies et ramener la solidarité au cœur de l’engagement de la communauté internationale « , martèle Faure Gnassingbé.

Il est indiqué que la Feuille de route gouvernementale prévoit une série d’initiatives pour améliorer la collecte et l’assainissement, la valorisation en énergie du méthane, produit au centre d’enfouissement de Lomé, ainsi que le tri et la valorisation de 145 000 tonnes de déchets destinés au brûlage. Les besoins de financement, pour atteindre les cibles de réduction des contributions déterminées au niveau national (CDN) du Togo, sont estimés à 2,7 milliards de dollars à l’horizon 2030.

Il faut rappeler que la COP 26, rencontre internationale cruciale, réunit les pays signataires de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) jusqu’au 12 Novembre et doit permettre aux parties de renouveler leurs engagements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et de limiter le réchauffement à 1,5° d’ici la fin du siècle.

Durant son séjour à Glasgow, le Chef de l’État a participé à l’événement de haut niveau  » Action sur les forêts et l’utilisation des terres « , au lancement de  » l’Engagement mondial sur le méthane (Global Methane Pledge) ainsi qu’à la cérémonie inaugurale du Mécanisme de financement de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable pour l’accélération de la transition énergétique, organisée le 2 novembre 2021.

Signataire de l’accord de Paris, qu’elle a ratifié en 2017, la République Togolaise a aligné ses priorités de développement sur ses engagements climatiques et a réalisé des avancées significatives en matière d’adaptation et d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES). 

In LE MEDIUM n°474 du 09 au 15 Novembre 2021.

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