COP26 : Les prolongations…

Prévue prendre fin hier vendredi 12 novembre, la conférence sur le climat de Glasgow en Écosse joue les prolongations ce samedi. Au cours de la dernière journée officielle hier, les participants n’ont pas réussi à accorder leurs violons quant au communiqué final. Il est surtout question de s’accorder sur l’objectif de limiter à 1,5°C le réchauffement climatique mais aussi et surtout de libérer le financement au climat.

Hier vendredi était la fin théorique de la conférence sur le climat qui déroule ses dernières heures en ce moment à Glasgow en Ecosse. Les participants, plus de 200 pays signataires de l’accord de Paris, remettent l’ouvrage sur le chantier, et tentent, malgré les promesses des120 Chefs d’Etat ayant pris part à ce sommet, d’arracher un accord destiné à freiner le réchauffement de la planète.  Une journée de plus pour une ultime tentative pour sauver le monde…

Le communiqué final devant sanctionné le sommet a fait l’objet de plusieurs retouches, faute de consensus. Le texte final a été révisé trois fois sans assouvir les envies et satisfaire les intentions. Au cœur des tensions, l’enveloppe financière devant aider les pays les plus pauvres (d’ailleurs les moins responsables du changement climatique mais en première ligne face à ses impacts), à réduire leurs émissions et à se préparer à affronter les revers du réchauffement, notamment les tempêtes, les canicules et les sécheresses qui devront se multiplier à l’avenir.

Selon le chef de l’exécutif britannique, Boris Johnson, « il faut mettre l’argent sur la table ». Cette enveloppe financière des pays du Nord pour les pays pauvres, estimée à 100 milliards par an, devrait ces derniers à faire face aux effets pervers du changement climatique, reste une chimère. La promesse n’est simplement pas tenue alors que la crise sanitaire liée au covid continue d’étendre ses affres.

Bien haut delà de cette aide financière non tenue, il y a aucune volonté des pays développés de reconnaitre leur responsabilité dans cette dérive de la planète. Les pays riches rechignent à prendre en compte des « pertes et préjudices », notamment des dommages déjà causés par les impacts ravageurs des effets du changement climatique.  «Les États-Unis et l’UE bloquent cette proposition (…) Les pays riches bloquent la finance pour les pertes et préjudices à chaque étape depuis un certain temps», a dénoncé Gabriela Bucher, de l’ONG Oxfam.

Aux dernières nouvelles, les pays riches disent ne pas s’opposés au texte final, mais restent muets quant à la question financière réclamée par les pays en voie de développement. Ce qui fait dire aux défenseurs de l’environnement que cette COP26 serait un échec car, en plus de n’avoir pas reçu le financement climat, les 100 milliards de dollar d’aide par an, des pays riches clament qu’ils continueront d’exploiter les énergies fossiles, principales accélératrices des effets du changement climatique.

JPB avec AFP

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