ENVIRONNEMENT : Le Togo plaide pour un soutien des Nations Unies à ses efforts

Le ministre Foli-Bazi Katari, et sa délégation...

Les travaux de l’assemblée générale des Nations Unies sur l’Environnement se sont achevés à Nairobi au Kenya le 4 mars 2022 à Nairobi. C’est le ministre de l’environnement et des ressources forestières, FOLI-BAZI Katari qui représentait le Togo. Le thème de cette année est « renforcer les actions pour la nature afin d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD) ».

A la tribune de cette assemblée nationale, le ministre a fait ressortir les efforts déjà faits par le Togo en matière de protection de l’environnement ainsi que les ambitions futures clairement définies dans la feuille de route gouvernementale. Il s’agit de l’actualisation et le rehaussement de l’ambition des CDN à 50,57% à l’horizon 2030, la promotion de la mobilité électrique avec cible de 3%, l’aménagement du centre d’enfouissement technique, la formulation et test des biopesticides à base de neem.

Une vue de l’assistance lors des travaux

D’autres efforts seront faits pour atteindre l’ambition décennale du milliard de plants d’ici 2030 a relevé le ministre à cette tribune. Il a également parlé de l’intégration du genre dans la conservation de la biodiversité, la gestion de l’érosion côtière et la gestion des sachets plastiques dans la perspective de limiter la pollution terrestre et marine.

« La communauté internationale doit se mobiliser également autour des questions telles que : les infrastructures résilientes et durables, la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire et la santé humaine afin de limiter les pandémies sanitaires. Par ailleurs il s’avère nécessaire d’établir un équilibre entre l’économie circulaire, les modes de production et de consommation durables », a dit Foli Bazi Katari, invitant les partenaires techniques, financiers et organisations onusiennes à soutenir les efforts du Togo dans la mise en œuvre de ses ambitions.

En effet, le gouvernement avait annoncé une vaste campagne de reboisement massif, destinée à planter un milliard d’arbres au cours de la décennie prochaine. L’objectif derrière ce reboisement intensif, est de « gagner le pari d’un développement durable et profitable aux populations », à l’heure où la préservation et la gestion durable des ressources forestières et la reconstitution du couvert forestier national est devenu un sujet de tout premier ordre.

Il faut dire que le bilan de la campagne 2021 (première saison du projet) n’est pas à la hauteur des espérances. Selon le ministère, 3 303 000 plants seulement, au lieu de10 000 000 prévus ont été mis en terre sur une superficie totale de 4500 hectares et sur 405 kilomètres linéaires. Très insuffisants, ont fait remarqué les spécialistes. Conformément à l’ambition décennale du milliard de plants en 10 ans, l’idéal est ceci : 100 000 000 plants mis en terre sur une superficie est de 66 667 hectares.

A la réunion du bilan de la première de la mise en œuvre de cette ambition, l’une des innovations pour parvenir au résultat est d’associer les communes. Un montant de 76 500 000 FCFA à raison de 750 000 à partir du 4e hectares reboisés seront octroyés aux communes.

Des recommandations ont été faites à l’endroit du ministère sur le suivi des plants mis en terre et appuyer les maires dans la production des plants. Il faut également accompagner les mairies dans leurs activités de reboisement et faire ressortir toujours dans les bilans le taux de réussite des plants mis en terre à la fin de chaque campagne. Il est souvent nécessaire de partager le plan de reboisement compensatoire avec les communes lors de l’étude d’impact social et environnemental.

Par ailleurs, il faut créer une brigade de jeunes dans les communes pour la gestion durable de l’environnement, mettre les agents forestiers dans chaque commune et réviser les périodes de feux précoces. Il faut aussi actualiser les dispositions fiscales en matière d’exploitation des ressources forestières en impliquant les mairies et intégrer les communes dans les ampliations des autorisations de coupe.

A l’endroit des mairies, ces dernières doivent pouvoir dénombrer les pépiniéristes dans leurs communes, mener des concertations pour financer les activités de reboisement dans les communes les moins nanties, mais disposant des terres et prendre des engagements pour faire le suivi des plants mis en terre et aussi de définir les zones de pâturage tout en faisant plus d’efforts d’échanger avec les propriétaires terriens dans l’acquisition des terres, à des fins de reboisement.

Aux dires du ministère, les maires comptent explorer toutes les pistes notamment les écoles, les centre de santé, les berges des cours d’eaux, les flancs de montagnes et les marchés pour les reverdir.

(In LE MEDIUM, n°491 du 08 au 14 Mars 2022)

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