DIPLOMATIE : Faure Gnassingbé s’engage pour une sortie de crise au Mali

Le Préside Faure a reçu, fin de semaine dernière, un émissaire malien dépêché à Lomé...

Les autorités de la transition malienne ont choisi le Togo et son Président, Faure Gnassingbé, pour plaider leurs causes auprès des chefs d’État de la CEDEAO et de la communauté internationale. Le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, l’a exprimé ouvertement à Lomé, lors d’une visite de travail d’une forte délégation, comprenant quelques membres du gouvernement et du Conseil national de transition (CNT), qui fait office du parlement de la transition.

« Vu les difficultés qu’il y a, nous avons, au nom du Président de la Transition, solliciter le Togo, sollicité le Président Faure Gnassingbé, pour pouvoir user de bons offices et aussi user de sa sagesse, l’expérience, et aider à faciliter le dialogue avec les acteurs régionaux et, plus largement, avec l’ensemble de la communauté internationale, pour pouvoir trouver un compromis qui puisse nous permettre de sortir le Mali de cette situation, et aussi de renforcer la stabilité de la région », a dit Abdoulaye Diop, lors d’une rencontre avec la presse à Lomé.

Il a indiqué que, pour le Mali, Faure Gnassingbé est la personne indiquée pour aider son pays, dans cette quête de dialogue avec les autres pays de la CEDEAO et la communauté internationale, à sortir de cette situation. « Nous savons que le Président a une approche mesurée, équilibrée et constructive, par rapport à la gestion de la situation politico sécuritaire de la région, en général, et surtout par rapport à la gestion des processus de transition et que dans ce cadre aussi, nous savons aujourd’hui que, le Mali est un pays sous un embargo  de la CEDEAO et nous savons que le Togo, en tant que lui-même, a vécu plus de 15 ans sous les sanctions internationales et nous pensons que le Togo a la légitimité, l’expérience , la sagesse de pouvoir aussi partager son expérience avec le Mali », a-t-il renchéri.

Aider le Mali

Il faut dire que les Maliens ont vu juste. Car, depuis le début de la crise dans ce pays, le Président Faure Gnassingbé n’a cessé de chercher les voies et moyens pour une sortie de crise paisible.

A la 2è réunion du Groupe de Soutien à la Transition au Mali à Lomé en 2020, Faure Gnassingbé relevait déjà que le soutien à un pays frère, qu’est le Mali, dans un moment aussi délicat que celui d’une transition politique, ne doit pas être un vœu pieux. Plutôt un comportement, un geste, une action, une main tendue qui crée des fois, chez l’autre en situation difficile, à ne pas céder au découragement ou au défaitisme. « Le soutien indéfectible du Togo au Mali, et mon engagement personnel pour une transition réussie dans ce pays, reposent, non seulement sur l’impérieux devoir de solidarité, mais aussi, et surtout, sur la communauté de défis et des enjeux sociopolitiques et sécuritaires qui se jouent en arrière-plan, avec des conséquences régionales et sous régionales certaines », a-t-il clamé. Il y a presqu’un mois, Faure Gnassingbé et Alassane Ouattara ont échangé sur les sanctions imposées au Mali par la CEDEAO. 

A Abidjan, Faure Gnassingbé a insisté sur le fait qu’il faut que les chefs d’Etat continuent à se concerter entre eux et également avec les autorités de transition. « Nous sommes obligés de travailler et de discuter avec ceux qui sont aux commandes en ce moment, en ayant à l’esprit que, ce qui est important, c’est la paix, c’est la sécurité », a martelé le Président togolais. 

Les voyages à Bamako du chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, ne se comptent plus. D’ailleurs, ce dernier avait prévu en Avril, une Conférence sur les transitions politiques et la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest dans la capitale togolaise.

La rencontre a été reportée sine die à la dernière minute. Mais, un colloque ayant rassemblé des intellectuels et des experts sur la question, intervenants venus de la Suisse, de la France, de la Guinée, de l’Éthiopie, du Nigeria, du Burkina Faso, du Sénégal et du Bénin, a pu se tenir quelques mois auparavant. 

Dans les recommandations de ce colloque, on peut y lire, qu’en cas d’extrémisme violent, durant les transitions politiques, il est recommandé « une diversification de la collaboration avec tous les acteurs aussi bien nationaux qu’internationaux ». L’accent est mis à ce niveau sur le dialogue. Les experts ont recommandé également la restructuration et la mise en place   des stratégies et des agendas au niveau des institutions internationales, en phase avec les exigences politiques et économiques de la gouvernance des transitions.

Au regard de toutes ces actions, menées par le Togo, le Mali est en droit de demander officiellement l’aide de Faure Gnassingbé, afin de poursuivre ce qu’il a commencé. Robert Dussey a indiqué, lors d’un point de presse, que le président de la République se réjouit de cette offre et volontiers aidera. « Il aidera la population malienne, aidera le Mali, le gouvernement malien par la facilitation à ce qu’on puisse aller vers des élections libres, démocratiques, crédibles et que désormais, un gouvernement civil, dans l’ordre constitutionnel, soit rétabli dans le pays », a dit Robert Dussey qui fait écho aux propos de Faure Gnassingbé à Abidjan. « J’ai foi que nous allons continuer nos entretiens, les élargir, peut-être avec nos pairs, pour trouver une solution. Nos pays, notamment la partie septentrionale, le Ghana, le Togo, le Benin et la Côte d’Ivoire, sentent la pression de cette situation-là, plus tôt nous trouverons des solutions idoines, et mieux ce sera », a indiqué Faure Gnassingbé.

In LE MEDIUM n°500 du 10 au 16 Mai 2022.

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