ONG : Le Gouvernement veut s’assurer d’une action concertée

Mme Sandra Ablamba Johnson, Ministre-Secrétaire générale de la Présidence de la République Togolaise

Le 5 Janvier dernier, le gouvernement togolais a examiné et adopté un projet de décret fixant les conditions de coopération entre les organisations non gouvernementales (ONG) et l’État. Selon le conseil des ministres, ce décret correspond à la volonté du gouvernement de s’assurer d’un alignement de l’ensemble de ses partenaires sur sa vision de développement.

Le décret fixe notamment les conditions d’existence et d’exercice des activités des ONG dans le pays, ainsi que les conditions pour qu’une ONG puisse bénéficier de l’appui du gouvernement. « Dans un contexte sécuritaire très fragile, il permettra également à l’État d’assurer le contrôle, la transparence et l’efficience des actions des ONG et de renforcer ainsi les résultats des interventions de ces dernières », a relevé le gouvernement. Une évaluation de leurs activités a été menée dans ce sens par le ministère de l’économie et des finances, et leurs résultats.

Une note circulaire du ministre de l’administration territoriale et celui de la planification du développement et de la coopération, à l’attention des Préfets, maires et directeurs régionaux de la planification, du développement et de l’aménagement du territoire demande à ces derniers de s’assurer à partir de ce moment, que toute action à entreprendre par une ONG est d’intérêt général  et en cohérence avec les objectifs  et les principes de la politique de développement économique et social, définie  par le gouvernement et susceptible d’avoir un impact significatif sur le vécu  de la population bénéficiaire.

Les deux ministères ajoutent que toute activité à entreprendre par une ONG doit être portée, préalablement, à la connaissance des Préfets, Maires et directeurs régionaux de la planification, sous peine d’être suspendue.

Dans l’application du décret du 5 Janvier, des mesures  transitoires sont indiquées afin de faciliter l’adhésion des ONG à la nouvelle dynamique. Pour les ONG, disposant d’un accord-programme en vigueur, elles continuent de bénéficier des avantages jusqu’à l’expiration dudit accord ; toute association internationale ou étrangère, dument autorisée par le ministre chargé de l’administration territoriale à s’installer au Togo et désireuse de se voir reconnaitre la qualité d’ONG, peut faire la demande auprès du ministre de la planification, dès l’obtention de son autorisation d’installation. Le gouvernement précise que ces mesures transitoires sont valables pour une durée d’un (1) an, à compter du 06 Avril, date de signature de la note circulaire.

A ce jour, un peu plus d’une cinquantaine d’ONG sont officiellement reconnues sur le territoire togolais.  Elles officient dans divers domaines : Sécurité alimentaire, développement économique, santé, éducation, Œuvres sociales, humanitaires et religieuses, défense des intérêts des travailleurs, Recherche linguistique, Alphabétisation, Traduction et Formation, amélioration de la qualité de vie des enfants, de leurs familles et de leurs communautés.

Il en existe aussi qui travaillent dans le domaine de la promotion d’une démocratie pluraliste en Afrique, la lutte contre le trafic et l’exploitation des enfants, santé maternelle et infantile, la promotion de la femme, la promotion de l’agriculture, formation professionnelle, transformation des produits agricoles, religion, activités sociales et culturelles, etc.

Il est courant de voir que des projets abondent et se chevauchent dans des localités, alors que d’autres parties du pays en souffrent. Aussi, certains projets mis en œuvre par les ONG se révèlent-ils en total déphasage avec les réalités et les besoins des populations. Or, le Togo dispose d’un Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT), dont l’objectif est de permettre une meilleure planification des pôles d’innovation et le ciblage des régions à spécialisation territoriale  notamment économique, agro-industrielle, touristique et culturelle, en vue de favoriser le développement des activités productives et des infrastructures.

Le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) s’inscrit dans le cadre stratégique d’aménagement du territoire, conformément à la Politique nationale de l’aménagement du territoire (PONAT), et à la loi-cadre sur l’aménagement du territoire, qui fixe le cadre juridique de toutes les interventions de l’État, avec pour effet, la structuration et l’occupation du territoire, et l’utilisation de ses ressources. « L’adoption de ces mécanismes innovants confirme la volonté du Chef de l’État de réduire les déséquilibres régionaux liés à une inégale répartition territoriale de la population, des ressources naturelles, des infrastructures, services et activités socio-économiques », indique-t-on au gouvernement.

In LE MEDIUM n°500 du 10 au 16 Mai 2022.

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