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Une belle brochette d’artistes comédiens originaires du Togo et des pays de la sous-région va offrir le 30 Septembre prochain, un spectacle intitulé Isis-Antigone ou la tragédie des corps dispersés. Du théâtre comme on en rêvait avec des cadors de la scène du genre. Tenez, Béno Sanvee Allouwassio, Roger Attikpo, Anani Gbeteglo et Eustache Kamouna. Ils sont tous du Togo et ont un palmarès long comme le bras.  Du Bénin Florisse Adjanohoun, comédienne, écrivaine et fondatrice du Théâtre Wassangari en 1993.

Burkina Faso, Odile Sankara, comédienne et patronne la compagnie Kandima. Cette crème du monde du théâtre africain va jouer un texte du non moins célèbre Kossi Efoui, connu du monde littéraire avec ses prix obtenu pour ses romans, une mise en scène des non moins connus Gaétan Noussouglo et Marcel Djondo.

« C’est l’histoire d’une compagnie de renom ayant écumé les scènes théâtrales d’Afrique, d’Amérique et d’Asie qui se disloque. On en ignore la raison. Un beau jour, le metteur en scène convie son équipe à une discussion. Il veut relancer sa machine théâtrale. Répétition ou représentation ? L’histoire des comédiens et metteur en scène, entre fiction et réalité, convoque les grands mythes, ceux d’Isis et d’Antigone. Des deuils impossibles s’égrènent dans un fascinant jeu de chœur et de corps. L’histoire convoque la mémoire, les mythes, le présent pour exorciser l’avenir.

A travers une écriture segmentée tout comme la mémoire des artistes, des jeux qui s’appuient sur conte, mime, masques, marionnettes, chant, musique et danse, créent un théâtre qui souffle, un théâtre de souffle qui s’adapte à tous les espaces… même vides », fait-on savoir auprès des metteurs scènes.

Gaétan Noussouglo raconte que l’idée de travailler pour inventer un autre type de théâtre est née en 2018. Gakokoé, son groupe de théâtre et de conte a entrepris de faire une recherche-création autour des corps dispersés, privés de sépultures, du rituel comme principe d’activation et de désactivation du jeu théâtral et de la question d’Antigone.  « Alors des réflexions sont nées et une idée de distribuer des comédiens qui savent chanter, danser, jouer d’un instrument de musique est née. Il faut un chœur sur scène, un coryphée », relate-t-il. La Kora de Roger Atikpo, la guitare d’Eustache Kamouna, les percussions d’Anani Gbétéglo séduisent d’abord Gaëtan Noussouglo et Marcel Djondo. Un grand conteur et saxophoniste de la trempe de Béno Sanvee qui a été honoré au Festival de Carthage attire aussi.

A ces quatre personnes, la voix, le corps et la danse de Florisse Adjanohoun de la Compagnie Parole en Scène et le jeu séduisant d’Odile Sankara de la Compagnie Kandima ont retenu l’attention des deux metteurs en scène. Des tractations peuvent alors s’opérer pour voir la compatibilité de chacun dans ce chantier. Il faut aussi échapper à l’écriture collective en prenant un dramaturge qui connaît bien la scène africaine. Ce sera alors Kossi Efoui, Prix Tchikaya U’Tamsi du concours Rfi, Prix Tropiques, Prix des cinq continents de la Francophonie.

En résidence de création depuis le 19 Septembre, le résultat sera rendu le 30 septembre prochain sur la scène de l’Institut français de Lomé. Les connaisseurs se lèchent déjà les babines.

(In LE MEDIUM n°520 du 27 Septembre au 03 Octobre 2022).

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