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Longtemps resté caché et rarement dénoncé en Afrique, les violences faites aux enfants et aux nourrissons commencent à être dévoilées grâce aux réseaux sociaux et a sensibilisation.  Cette attitude mérite d’être encouragée pour d’une part dissuader les auteurs et, d’autre part, pour servir d’alerte devant aider la police grâce à la technologie à retrouver les commanditaires. C’est ainsi que certaines atrocités sur des mineurs ont été révélés à travers des vidéos sur les réseaux sociaux depuis quelques temps. On en sait un peu plus sur la vidéo qui fait actuellement le chou gras des réseaux sociaux.

Indignation générale des internautes suite à la publication d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux depuis lundi dernier.  Un homme en train de tabasser un enfant mineur de moins de cinq ans environ.

A plusieurs reprises, dans la vidéo,  l’homme a redressé l’enfant sur pieds et lui a asséné des coups d’une chicotte qu’il tenait en main. Croyant que le fait se déroulait au Togo particulièrement à Adjidogomé, les internautes sur les réseaux sociaux,  ont, par la suite un peu plus sur l’origine de la vidéo qui fait actuellement le chou gras des réseaux sociaux.

Selon le journal en ligne les4verités.bj, l’homme, en train de corriger un enfant dans la vidéo, aurait été localisé dans le département du Zou au Bénin. Il aurait été interpellé et serait placé en garde à vue au commissariat. La scène filmée circule encore sur les réseaux sociaux. Dans leurs commentaires, des internautes souhaitent un maximum de partage de la vidéo jusqu’à l’arrestation de l’homme traité de «méchant», « cruel » et « danger pour la société ».

Si le cas du Bénin est jusqu’ici non élucidé,  celui de l’Ouganda est bel et bien dans les mains des autorités. 

En effet une jeune femme filmée en train de battre copieusement son enfant de 2 ans a été arrêtée par la police ougandaise comme le rapporte ce communiqué publié par les autorités.

Dorothy Nabulime a été arrêtée le samedi 3 septembre 2022 suite à la diffusion de la vidéo dans laquelle elle a été filmée en train de brutaliser son enfant de 2 ans. Les faits se sont déroulés à Busula A dans le sous-comité de Katikamu, district de Luweero en Ouganda.

Dans la vidéo d’une minute et quatorze secondes, la mère a été vue en train de battre son enfant nu avec des pantoufles. Elle continuait de battre la fillette de deux ans jusqu’à ce qu’elle glisse d’une bassine d’où coule de l’eau mais sa chute n’a pas obligé Nabulime à mettre fin aux coups.

Elle frappe continuellement le bébé avec une pantoufle sur les bras, la tête, les jambes, le dos et les mains depuis le moment où le bébé est tombé au sol et parvenu à se mettre dans la bassine.

La vidéo, qui a été enregistrée discrètement par un voisin et partagée sur les réseaux sociaux, a depuis suscité une large condamnation et un tollé de la part des internautes.

Le porte-parole de la police, Fred Enanga, dans un communiqué publié le lundi 5 septembre, a déclaré que des enquêtes supplémentaires ont indiqué que Nabulime avait trois enfants âgés de quatre ans, deux ans et quatre mois, tous d’hommes différents.

« Elle est mère de trois enfants issus de trois relations distinctes et aurait pu être affectée pour avoir eu trois relations ratées. Son premier né de quatre ans était issu de sa relation avec Christopher Kivumbi, le deuxième né de deux ans dont elle était victime était issu d’une deuxième relation avec un homme  dont elle a refusé de divulguer l’identité. Le troisième enfant de quatre mois est issu de sa troisième relation avec Isaac Male », a déclaré le porte-parole de la police, Enanga.

« Nous pensons que sa colère envers l’enfant de deux ans est transférée de la relation rompue avec le père dans la deuxième relation qu’elle a dissimulée. Nous le croyons parce que les deux autres enfants de quatre ans et quatre mois sont très bien traités par elle contrairement à la fillette de deux ans issue de la deuxième relation », a-t-il ajouté.

Enanga a noté qu’après son arrestation, Nabulime devrait être traduite devant le tribunal de Luweero pour répondre des accusations de torture. « La victime a été examinée et il n’y a pas de blessures internes graves dues à des coups prolongés de la part de la mère. Notre unité de protection de l’enfance et de la famille a pris ses responsabilités. » a-t-il indiqué.

Le porte-parole de la police a ajouté que la recherche de l’identité du père de l’enfant torturé est en cours pour voir s’il peut être réuni avec sa fille ou si l’enfant peut être emmené dans un lieu sûr pour être bien élevé. « Si nous constatons qu’il n’est pas sûr de réunir l’enfant avec le père, nous trouverons des alternatives d’identification d’un foyer d’accueil pour cette victime de deux ans », a annoncé la police, qui rapporte par ailleurs que la torture dure depuis au moins un an selon les témoignages des voisins.

Essobiou A. (In CHRONIQUE DE LA SEMAINE n°669 du 06 Octobre 2022)

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