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Après deux ans de célébration à huit-clos pour raison des exigences de la lutte contre la COVID-19, tous les fidèles catholiques du diocèse de Lomé en particulier et ceux du monde entier en général sont non seulement autorisés mais aussi invités à se rendre massivement au pèlerinage au pied de Notre Dame de Sept Douleurs de Kovié cette année. L’événement qui sera à sa 25ème édition aura lieu du samedi 3 au dimanche 4 décembre 2022 à Kovié sous le signe de la joie, de l’espérance et de l’enthousiasme.

Tout ceci dans une préparation hautement spirituelle. Placé sous le thème «Marie, modèle de proximité à l’égard de Dieu et de nous», cet événement diocésain de foi permettra une fois encore aux croyants d’implorer l’intercession de la mère de Dieu comme à Cana , de défier tous les aléas climatiques et environnementaux pour aller rendre grâce et confier surtout leurs prières au seigneur par Marie.

Pour l’atteinte de ces objectifs, Monseigneur Anani Nicodème Barrigah Bénissant donne des précisions sur la nécessité d’une bonne préparation dans une interview accordée à notre confrère Christian Ignacio Barrigah de la radio Maria Togo.

Christian : Monseigneur Nicodème Barrigah , Bonjour

Mgr. Nicodème : Bonjour Christian

Monseigneur comment allez-vous ?

 Oui je vais bien par la grâce de Dieu et c’est toujours un plaisir de répondre à tes questions et de passer ainsi par radio Maria pour parler au peuple de Dieu. Je te remercie donc pour cette opportunité. J’espère que toi aussi tu vas bien

Des pèlerins lors de la prière à Kovié (photo archives)

Moi aussi je vais bien monseigneur. Monseigneur bientôt le pèlerinage à Kovié,  que ressentez-vous ?

Ce que je ressens, c’est d’abord une grande joie, la joie de pouvoir en fin célébrer le pèlerinage en deux jours comme cela se faisait avant la pandémie à coronavirus. La joie de nous retrouver ensemble aux pieds de notre mère la bienheureuse vierge Marie, Notre Dame de Sept douleurs pour lui confier et nos soucis, nos peines et aussi notre bonheur afin que elle transmette tout cela à son fils Jésus pour nous. Ce que je ressens, c’est également une grande espérance. Tu connais bien les problèmes que nous traversons actuellement. Nous sommes à peine sortis de la COVID, nous voici déjà entré dans une nouvelle tourmente qui est celle de la guerre en Ukraine, du terrorisme qui se rapproche de nous, des problèmes d’ordre sociaux auxquels nous devons faire face, que le monde est un peu désorienté. L’église n’est pas épargnée non plus. Alors face à tout cela le temps de pèlerinage est pour moi comme un temps de renouvellement de notre espérance.

 Le seigneur nous invite, nous convie à Kovié pour nous dire, ne perdez pas confiance, je suis là, je vous confie à ma mère pour qu’elle vous accompagne. Voilà donc, c’est pour moi un temps d’espérance et puis ce que je ressens en fin, c’est l’enthousiasme. Je prépare ce pèlerinage avec beaucoup d’enthousiasme. Je voudrais que chacun fasse ce qui est possible, ce qui relève de ces compétences à lui, tout ce qui peut être mis en œuvre, que chacun fasse cela pour que ce pèlerinage soit une réussite, que chacun apporte sa contribution, que chacun fasse sa part comme j’ai l’habitude de  dire. Nous prions pour que le seigneur nous aide. Voilà tout ce que je ressens, c’est la joie, l’espérance et l’enthousiasme.

Monseigneur un pèlerinage se prépare. Vous nous avez demandé de le faire et en premier lieu, Monseigneur, vous exhortez à faire une préparation spirituelle, pourquoi ?

 C’est vrai le jour du 3 décembre arrive à grand pas et nous avons très peu de temps pour préparer ce pèlerinage, j’ai adressé une lettre au peuple de Dieu. Une lettre dans laquelle j’ai annoncé l’événement en donnant quelques directives comme tu le soulignes si bien. Il y a pour la préparation spirituelle, qui occupe une place centrale dans tout ce que j’ai demandé. Pourquoi avoir insisté sur la préparation spirituelle ?

C’est parce que les fruits que produira ce pèlerinage en nous, dépendent des dispositions intérieures que nous aurons. Ce pèlerinage sera fécond dans la mesure où nous nous rendons à Kovié avec les dispositions intérieures qu’il faut. Alors sur quoi est ce que j’ai voulu insister ?

D’abord sur la nécessité de nous confesser, d’avoir une âme pure, purifiée, une âme dégagée de toute rancœur,  autant que possible lavée de toutes souillures. Je viens insister également sur un triduum de messe parce que nous confions l’événement au Seigneur, que nous portions également le temps, les deux jours à venir dans nos prières personnelle et communautaire. Et puis j’ai également attiré l’attention des Curés sur l’explication de ce qu’est un pèlerinage. Nous n’allons pas à Kovié comme une balade où on va simplement pour se divertir etc. Il s’agit d’un pèlerinage, d’une rencontre, d’une marche vers Dieu, une recherche de la présence de Dieu. Et donc la préparation spirituelle me paraît importante et j’insiste encore une fois la dessus.

Ce pèlerinage monseigneur marque notre jubilé d’argent, y   aura t- il quelque chose de particulier ?

C’est vrai cette édition est la 25ème  depuis que le pèlerinage à Kovié a commencé. Nous allons donc célébrer le jubilé d’argent, y aura-t-il quelque chose de particulier ? Bon j’avoue que nous avons un peu oublié que c’est cette année que nous allons célébrer le jubilé et nous avons un peu oublié. Pourquoi, parce que ces deux dernières années, notre participation à Kovié est très limitée, nous étions plutôt préoccupé par des difficultés d’ordre sanitaire, la guerre en Ukraine etc. Et cela nous a fait un peu oublier le grand événement que nous allons célébrer bientôt. Et puis il y a eu également le décès du père David Jokpa qui nous a totalement bouleversés, il avait de grands projets pour Kovié et nous ne pensions pas que le Seigneur allait le rappeler de ce monde si  tôt.

Et puis il y a eu diverses préoccupations aussi concernant la vie de notre archidiocèse. Alors je pense que cette édition ce que nous ferons le 3 et 4 décembre, c’est juste l’ouverture du jubilé et nous allons tout le long de cette année pastorale inviter les fidèles, les paroissiens, les congrégations, les associations à marquer ce jubilé à Kovié de manière à ce que en décembre 2023 nous puissions clôturer le jubilé comme il faut. Nous allons donc commencer très modestement cette fois- ci, mais j’espère qu’à la clôture, il y aura beaucoup plus de signe assez visible de ce jubilé.

Monseigneur quels autre préparatifs ferons-nous ?

J’ai parlé tout à l’heure de la préparation spirituelle qui me paraît extrêmement importante mais il y’a aussi la préparation administrative, par ce qu’il faut saisir les autorités, pour les informer de la tenue du jubilé et solliciter aussi leurs concours pour que tout se déroule dans de bonnes conditions. Il y’a aussi la préparation sanitaire, essayer de voir comment associer les agents de la santé pour qu’en cas de malaise, en cas de difficulté nous puissions avoir recours à ces personnes-là.

 Il y a la préparation sécuritaire, il y a les forces de sécurité et de défense qui naturellement peuvent nous accompagner mais il y a aussi la sécurité interne que nous devons mettre en place,  et pour que les pèlerins se sentent qu’en même en sécurité et que tout se passe dans de bonnes conditions. Il y a naturellement la préparation matérielle, parce que nous allons sur un site qui n’offre pas toute les commodités. Et c’est vrai nous avons invité chacun à se munir d’un minimum en termes  d’alimentation et d’eau. Même si on peut toujours penser à trouver de l’eau sur place mais il est toujours mieux d’avoir sur soi un peu d’eau et peut être un sandwich pour ne pas devoir courir partout. Oui parce que le déplacement même sur le site parfois est assez difficile. La préparation matérielle concerne aussi le podium, concerne le site lui-même, les toilettes, les commodités pour pouvoir se soulager.  Il y a tout cela, nous sommes en train d’y réfléchir. J’avoue que ce n’est pas aisé parce que le site est assez grand et les pèlerins sont nombreux, alors ceux qui y vont sont bien conscients.

La préparation matérielle c’est également tout ce qui concerne par exemple la couverture électrique, la sonorisation, la décoration. Bon voilà nous sommes en train de le faire et j’ai mis sur pied une commission ad hoc puisque la commission antérieure n’est plus très fonctionnelle, le père Gilbert Woglo qui pendant plusieurs années en a assuré la responsabilité et avec beaucoup de dévouement maintenant est assez limité et d’autres membres aussi. Et donc nous avons mis sur pied une commission pour cette année. Nous avons confié la charge à ceux-là de nous aider. Il y a naturellement la préparation financière aussi, parce que ce pèlerinage requiert aussi beaucoup de moyens financiers dont nous ne disposons pas. Nous avons sollicité l’aide des paroisses. Il y a naturellement le quota des quêtes qui ont été faites durant le mois de rosaire. J’ai demandé aussi de contribution volontaire de la part des paroisses des quasi- paroisses, des communautés religieuses etc. J’ai demandé aussi aux prêtres de pouvoir contribuer volontairement.  Parce que chacun va au pèlerinage pour rendre grâce au Seigneur, pour prier, implorer des grâces, il est normal que ce soit chacun qui contribue à la préparation de ce lieu.

Tu vois il y a quelque-chose qui me peine beaucoup par ce qu’après le pèlerinage, on a l’impression que le site ne peut plus accueillir d’autres pèlerins. Il faut qu’après la réalisation du pèlerinage le sanctuaire puisse continuer de vivre, donc il faut que les recettes faites ne soient pas épuisées, qu’on n’ait pas d’ailleurs un solde négatif.  Il  faut pouvoir constituer une caisse aussi pour permettre aux pèlerins qui vont après le grand pèlerinage diocésain,  d’aller sur un site assez accueillant etc.

 Voilà ce qu’en termes de préparatifs je peux dire. Et puis il y a le fait que cette année nous avons nommé Gaston AMOUSSOU comme celui qui va coordonner tous les aspects financiers et économiques de ce pèlerinage. Les préparatifs sont en cours et par la grâce de Dieu, j’espère que tout sera au point avant que n’arrive la date du trois décembre.

Monseigneur comment le pèlerinage de cette année va-t- il se dérouler ?

Ce sera en deux jours, le samedi 3 et le dimanche 4. Tout commencera samedi à 10 heures évidemment il y aura déjà des pèlerins sur le site. Mais l’accueil se fera à 10 heures par le recteur du sanctuaire et puis je prononcerai le mot d’ouverture et nous ferons l’accueil de la statue qui sera suivi d’un bilan des pèlerinages antérieurs en particulier de celui de 2020 et de 2021. Tout cela nous préparera au chemin de croix et à la méditation des Sept Douleurs de Marie puis nous aurons la messe à 15 heures. Une messe que je vais présider personnellement si Dieu le permet, et au cours de laquelle je vais laisser la parole au père Georges AMEDONOU pour la prédication.

Plus tard il y aura une prédication qui sera faite par le père Darius ADJANGBA et l’adoration nocturne et il y aura aussi la messe du matin que j’espère présider. Voilà globalement le programme du pèlerinage, j’espère n’avoir pas oublié des éléments particuliers. Il y aura aussi le chapelet bien entendu avec une louange à Marie, des temps de louange, la manifestation de notre joie à Marie meubleront ce pèlerinage. Cela est évident et j’espère que la grâce de Dieu nous assistera pour que du début jusqu’à la fin tout se passe bien.

Merci Monseigneur, avez-vous des recommandations particulières ?

Oui je vais en formuler quelques-unes. En reprenant un peu ce que j’ai dit auparavant, ma première exhortation c’est que nous fassions de bonnes préparations spirituelles dans nos paroisses. Cela est important parce que nous allons à ce pèlerinage, nous devons avoir l’attitude qui convient, une bonne préparation spirituelle.

 La deuxième exhortation c’est la tenue, c’est à dire la manière dont nous devons nous comporter sur le site. Nous allons à un pèlerinage, je le répète encore une fois. Ce n’est pas à un lieu de divertissement où nous nous rendons, mais sur un site où nous allons surtout pour prier, écouter la parole de Dieu, nous recueillir, penser à notre vie, penser à ce que le Seigneur à fait pour nous et tout cela a besoin de certaines dispositions intérieures. Bien sûr, la masse ne favorisera pas toujours ce recueillement, ce climat-là. Mais je pense que nous devons garder à l’esprit que tout ce temps que nous allons passer là-bas doit être comme un temps de prières, de rencontre avec le Seigneur.

Une troisième exhortation concerne la contribution à la préparation financière et économique de ce pèlerinage. L’archidiocèse n’a pas un grand fonds qui sera alloué à ce pèlerinage, non reconnaissons le humblement. Alors il y a trois sollicitations qui sont formulées, la première ce sont les quotas des quêtes faites pendant le mois de rosaire et que j’invite les prêtres à vite apporter assez rapidement pour que nous ayons aussi de quoi à commencer les préparatifs ou bien de quoi poursuivre les préparatifs.

Il y a aussi les contributions que j’ai demandées aux paroisses aux quasi-paroisses et aux communautés, une contribution volontaire. J’espère que la demande sera bien entendue, que les uns et les autres vont pouvoir l’honorer. Il y a les contributions que j’ai demandées aux prêtres chacun de nous va à ce pèlerinage et ça serait bien que nous puissions nous aussi le préparer. Ne laissons pas la charge financière uniquement sur le dos des fidèles. Nous aussi apportons ce que nous pouvons amener comme contribution. Monseigneur aussi fera sa part, chacun personnellement.

 Et puis je demanderai surtout en termes de contribution, que chacun aille avec ce qu’il sait faire. Quand les prêtres sont sur le lieu de pèlerinage, ils savent qu’ils seront à la disposition des fidèles, pour la confession, pour les écouter, pour les orienter, pour participer aux diverses activités. Nous n’allons pas là-bas comme prêtres, juste pour faire le minimum et nous retirer quand les fidèles ont besoin de nous, nous sommes déjà partis. Essayons de vivre le pèlerinage avec les fidèles. Et puis cette exhortation va à l’endroit de tous ceux qui vont participer à ce pèlerinage. Si je sais chanter, je vais au pèlerinage, je vais chanter. Je suis électricien je vais au pèlerinage j’apporterai mon concours comme électricien.

Si je suis médecin, je vais au pèlerinage en me mettant à l’esprit que peut être on aura besoin de moi comme médecin là-bas, et si je suis, que sais- je, quelqu’un qui travaille dans le domaine de la sécurité, tout ce que je voulais dire c’est que chacun doit porter du sien. N’attendons pas qu’on nous donne, je ne sais pas, une enveloppe pour que nous puissions aider au bon déroulement de ce pèlerinage. J’espère que cela aussi est très important. Voilà mes exhortations que je voudrais formuler pour ce pèlerinage.

Merci Monseigneur y aura-t-il des surprises cette année pour le pèlerinage ?

y -aura-t-il des surprises à ce pèlerinage ? Peut-être oui. Si je vous dis déjà qu’il aura une surprise vous ne serez plus surpris quand la surprise arrivera. Donc si je ne vous promets rien alors la surprise peut être vraiment une surprise. Mais j’espère qu’il y en aura quand même. Une petite surprise, pas de grandes choses mais il y aura quand même une petite surprise. Mais au-delà des surprises que nous pouvons nous faire entre nous, je souhaite vivement que le Seigneur réserve à chacun une grande surprise au cours de ce pèlerinage.

Des surprises en termes de grâces, en termes de conversion, en termes de guérison intérieure, pourquoi pas de guérison physique également, en termes de solution des problèmes que nous confions à la Vierge Marie. Je souhaite vivement, je prie pour cela, pour que ce pèlerinage soit l’occasion de grandes surprises pour chacun de nous.

Monseigneur Barrigah, je vous remercie

Encore une fois, je vous dis merci Christian pour cette occasion que tu m’offres. Et voilà je suis sûr qu’à travers toi et à travers radio Maria, les fidèles seront plus informés sur le pèlerinage et se prépareront mieux encore pour ce pèlerinage. Merci et merci à tous !

(IN CHRONIQUE DE LA SEMAINE n°677 du 1er Décembre 2022)

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