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Les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont lancé un ultimatum aux autorités maliennes de libérer les 46 soldats ivoiriens, qu’elles détiennent depuis le mois de Juillet, avant le 1er Janvier 2023. A défaut, des sanctions suivront. C’est l’une des décisions prises lors du sommet tenu à Abuja, la capitale nigériane.

Faure Gnassingbé, médiateur dans cette crise, est attendu à Bamako dans les jours à venir pour porter le message de vive voix au Président du Mali Assimi Goïta. L’implication du leader togolais dans ce dossier avait permis la libération de trois soldates qui ont été remises aux autorités ivoiriennes.

Une vue de l’assistance lors des travaux…

« La République de Côte d’Ivoire déplore que des manquements et des incompréhensions aient été à l’origine de cet événement fortement regrettable. La République de Côte d’Ivoire, soucieuse de maintenir des relations de bon voisinage avec le Mali, s’engage à respecter les procédures des Nations Unies ainsi que les nouvelles règles et dispositions maliennes édictées, relatives au déploiement des forces militaires au Mali.

Enfin, afin d’aplanir les divergences existantes et de contribuer ainsi à la préservation de la paix et de la stabilité dans la sous-région, la République de Côte d’Ivoire s’engage à poursuivre, de manière transparente et constructive avec le Mali, les échanges et les discussions sur tous les sujets d’intérêt commun”, avait indiqué le Directeur de cabinet du Président ivoirien Alassane Ouattara.

Mais depuis, la tension n’est pas tombée entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Cette dernière a indiqué vouloir mettre fin à sa participation à la MINUSMA où elle envoie régulièrement des troupes.

Tous les yeux sont donc rivés sur Faure Gnassingbé qui, depuis le coup d’Etat ayant amené Assimi Goïta au pouvoir, n’a cessé de plaider pour que les dirigeants Ouest africain affichent une certaine compréhension vis-à-vis de la junte au Mali afin de permettre au pays de renouer avec une vie politique démocratique par l’organisation d’élection présidentielle. Le Togo a pesé de tout son poids pour que les sanctions infligées par la CEDEAO en début d’année soient levées.

Autres décisions prises à Abuja par les Chefs d’Etat, c’est l’adoption d’un projet de création d’une force régionale antiterroriste et anti coups d’état. « Les dirigeants de la Cédéao ont décidé de recalibrer notre architecture sécuritaire», a dit Omar Touray, président de la commission de la Cédéao.

Il s’agit de prendre en main leur « propre sécurité » et non plus de s’en remettre à des acteurs extérieurs, a-t-il expliqué. Ils sont « résolus à établir une force régionale qui interviendra en cas de besoin, qu’il s’agisse de sécurité, de terrorisme ou de rétablir l’ordre constitutionnel dans des États membres », a-t-il déclaré. Il est indiqué que des responsables militaires de la région se réuniront dans la deuxième moitié de janvier 2023 pour discuter des modalités d’établissement de la force régionale.

(In LE MEDIUM n°530 du 06 au 12 Décembre 2022)

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