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Les chrétiens du monde entier célèbrent chaque 25 décembre, la naissance de Jésus-Christ. Pour cette année, cette fête sera aussi respectée par les Chrétiens en général et les catholiques en particulier. Mais, la confusion tourne toujours autour de la portée réelle de cette journée. Commémoration ou fête anniversaire de naissance de Jésus-Christ? Monsieur l’abbé Blaise Kanda, prêtre de l’Eglise Catholique du diocèse de Mbuji-Mayi de la République Démocratique du Congo explique la nuance et apporte la lumière sur cette journée. L’Église catholique adhérait à la fête de Noël, malgré ses origines païenne. Dans son exposé, il marque la différence entre un anniversaire et une commémoration, voulant préciser que le 25 décembre n’était pas la période de naissance du Christ, mais plutôt une date conventionnelle de commémoration.

Pourquoi ils sont contre Noël ?

Le fait historique de la venue dans notre histoire du « Verbe fait chair « a été fêté par le ciel : «l’Ange du Seigneur se tint près de bergers et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté ; et ils furent saisis d’une grande crainte. Mais l’ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche.

« Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste, qui louait Dieu, en disant :» Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! « (Luc 2, 9-14). Mais pourquoi malgré un tel texte certains de nos frères séparés refusent de fêter chaque année l’incarnation du Fils de Dieu ?

 

A cause de l’origine païenne du jour où cette fête est célébrée

 Comme on le sait, dans la Rome antique, au solstice d’hiver, les païens rendaient un culte au « soleil invaincu «. C’était une grande fête populaire qui continuait à séduire les païens nouvellement convertis au Christianisme. Les responsables de l’Eglise avaient peur que ces néophytes ne retournent à leurs vomissures (II Pierre 2, 22). Aussi décidèrent-ils, en véritables pasteurs, vers 338, de christianiser, d’évangéliser plutôt que d’ignorer, de diaboliser cette ancienne fête païenne. Ce geste posé par l’Eglise ne peut nous scandaliser car en Juges 6,25-26, Gédéon, sur ordre du Seigneur, détruisit l’autel de Baal et bâtit au sommet du même rocher un nouvel autel consacré à l’Eternel.

Avec le bois de l’idole qu’il avait abattue, il offrit en holocauste le taureau de son père sur cet autel nouvellement bâti. Et ce que Gédéon et l’Eglise firent nous le faisons chaque jour : nous christianisons, nous faisons un bon usage, nous sanctifions ce qui est considéré comme païen ! Dans le Nouveau Testament, Paul nous montre qu’on peut faire d’une statue dédiée à un dieu païen le point de départ de son enseignement ! Son discours à l’aréopage est beau : « Athéniens, à tous égards vous êtes, je le vois, les plus religieux des hommes.

Parcourant en effet votre ville et considérant vos monuments sacrés, j’ai trouvé jusqu’à un autel avec l’inscription : «Au dieu inconnu». Eh bien ! Ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l’annoncer. » (Actes 17, 22-33). Tout ce qui est païen n’est pas diabolique : Jethro donna des conseils remarquables à Moïse (Exode 18, 12-27) ; Baalam annonça prophétiquement la venue du Messie (Nombres 24, 17-18) ; Moïse demanda à son beau-frère païen nommé Hobab de lui servir de guide au désert (Nombres 10, 29-36) ; Cyrus, un roi païen est appelé « messie, oint, christ « et est utilisé par Dieu (Isaïe 45, 1-7). Certains non-catholiques refusent de fêter Noël car, disent-ils, c’est une fête païenne. En réalité, ils se battent contre l’Eglise catholique et non contre Noël.

En effet, depuis qu’ils ont déserté les rangs de l’Eglise, ils refusent par principe tout ce qui vient de cette dernière. Mais comme ce sont des hypocrites, ils ne savent pas aller jusqu’au bout de leur folle logique. Ils rejettent Noël, mais ils gardent le prénom de Noël et de Noëlla ! Ils rejettent Noël mais continuent à porter fièrement les prénoms reçus de l’Eglise catholique comme Léopold, Léonard, François, Pascal, Marcello, Roland, Anaclet, Denys, Patrice…

            Croient-ils que ces prénoms sont bibliques? Ce n’est pas tout. Ils gardent leurs noms de famille qui sont païens parce que non juifs comme Tchédéli, Kouma,  Aholou, Bokovi, Agbo, Djanta, Bosro, Hélou,  Kabalu, Gnama, Agossou,  Afan, Légba … pour le Togo, Tshitundu, Mutombo, Mukuna, Kafuta, Kayumbi…en RDC,  ils devraient se nommer Yirmeya, Eliya, Elishama…

Ils rejettent Noël car disent-ils, c’est païen. Mais ils continuent à parler de lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche… qui leur a appris à prier le dimanche et non le samedi- si ce n’est l’Eglise catholique ? Savent-ils que dimanche en anglais c’est Sunday, jour du soleil? Que lundi était le jour consacré à la déesse lune? Que mardi était le jour consacré au dieu mars? Que le mercredi était le jour consacré au dieu mercure? Que le jeudi était consacré au dieu Jupiter? Que vendredi était consacré à la déesse venus? Pourquoi n’organisent-ils pas un congrès international des églises de réveil pour donner des noms chrétiens aux jours de la semaine? Pourquoi continuent-ils à utiliser les noms des mois qui sont aussi d’origine païenne? Qui connaît les vrais noms de Shadrack, Meshak, Abed-Nego ? « Le chef des eunuques leur imposa des noms : Daniel s’appellerait Baltassar, Ananias Shadrak, Misaèl Méshak, et Azarias Abed-Nego. » (Daniel 1,7) Et savez-vous la signification de Abed-Nego ? Serviteur de « Nabu «, un dieu païen. C’est la même chose pour Esther. Le nom juif d’Esther, c’est Hadassa. Esther est un nom d’origine babylonienne.

 

A cause de la confusion qu’ils entretiennent entre anniversaire et commémoration

L’anniversaire est le jour qui ramène le souvenir d’un événement arrivé à pareille date. La commémoration c’est la célébration organisée à la mémoire de quelqu’un ou d’un événement. L’anniversaire est historique tandis que la commémoration est conventionnelle.

Pour bien comprendre la différence entre les deux termes, quelques exemples peuvent suffire : nous fêtons chaque 8 mars la journée internationale de la femme; chaque 23 avril la journée du livre ; chaque 12 septembre, la journée des premiers secours ; chaque 23 novembre, la journée de la Bible ; chaque 5 décembre, la journée de l’arbre ; chaque 10 décembre, la journée internationale des Droits de l’homme. 

Dans tous ces cas, il s’agit bien de commémorations et non d’anniversaires : Dieu n’a pas créé la femme un 8 mars, le livre n’a pas été inventé le 23 avril, la Bible n’a pas été rédigée un 23 novembre… ! De la même manière, Noël n’est pas l’anniversaire de la naissance de Jésus mais une commémoration de cet événement. C’est la raison pour laquelle on ne parle jamais du 2021 ème anniversaire de Jésus ! C’est comme si le 25 Décembre était la journée internationale de l’Incarnation de Dieu !

Par ignorance couplée de mauvaise foi

Ceux qui combattent Noël ignorent les Ecritures ainsi que certains enjeux de l’heure.

En effet, l’Ecriture nous invite à la liberté des enfants de Dieu sur les questions secondaires de notre foi : « Celui-ci préfère un jour à un autre ; celui-là les estime tous pareils : que chacun s’en tienne à son jugement. Celui qui tient compte des jours le fait pour le Seigneur ; et celui qui mange le fait pour le Seigneur, puisqu’il rend grâce à Dieu. Et celui qui s’abstient le fait pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu. « (Romains 14, 5-6). Le même Paul se montrera très pragmatique avec son fameux « Christus adnuntiatur et in hoc gaudeo sed et gaudebo « (Philippiens 1, 18) : « Je désire que vous le sachiez, frères, mon affaire a tourné plutôt au profit de l’Évangile :en effet, dans tout le Prétoire et partout ailleurs, mes chaînes ont acquis, dans le Christ, une vraie notoriété, et la plupart des frères, enhardis dans le Seigneur du fait même de ces chaînes, redoublent d’une belle audace à proclamer sans crainte la Parole.

Certains, il est vrai, le font par envie, en esprit de rivalité, mais pour les autres, c’est vraiment dans de bons sentiments qu’ils prêchent le Christ. Ces derniers agissent par charité, sachant bien que je suis voué à défendre ainsi l’Évangile ; quant aux premiers, c’est par esprit d’intrigue qu’ils annoncent le Christ ; leurs intentions ne sont pas pures : ils s’imaginent ainsi aggraver le poids de mes chaînes. Mais qu’importe ? Après tout, d’une manière comme de l’autre, hypocrite ou sincère, le Christ est annoncé, et je m’en réjouis. Je persisterai même à m’en réjouir,…» (Phil 1,12-18). Les ennemis de Noël, doivent comprendre que malgré tout, au moins Christ est annoncé à cette fête ! Et cela devait les combler de joie!

Daniel A. (In CHRONIQUE DE LA SEMAINE n°680)

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