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Depuis un moment déjà, le gouvernement togolais se bat pour redynamiser le tourisme mais il reste encore beaucoup à faire. Le tourisme étant le fait de voyager pour son plaisir hors de ses lieux de vie habituels, et d’y résider de façon temporaire, mais aussi un secteur économique qui comprend en plus de l’hôtellerie l’ensemble des activités liées à la satisfaction et aux déplacements des touristes, il constitue une opportunité pour la valorisation des ressources culturelles et naturelles d’un pays tout en dynamisant les activités économiques annexes.

            Conscients de ces enjeux, les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont adopté en 2010 une Politique commune du tourisme (PCT) et un Programme régional de développement du tourisme (PRDTOUR).

Ce programme visait un objectif de 8,5 millions de visiteurs par an dans la région, pour 4 070 milliards de F CFA (6,2 milliards d’euros) par an de recettes touristiques. Mais de nombreuses difficultés plombent néanmoins le secteur touristique dans la région.

            Après une année 2020 plombée par la Covid-19, le tourisme reprend des couleurs au Togo. D’après les statistiques sur le plan national, communiqués par le ministre de la culture et du Tourisme, M. Gbenyo Lamadokou, à la veille de la célébration de la Journée mondiale du tourisme, les chiffres actuels sont très rassurants : les arrivées de touristes sont passées de 481 706 touristes en 2020 à 983 969 touristes en 2021. Pour les recettes, le Togo a enregistré 25 milliards de FCFA en 2021 contre 19 milliards de FCFA en 2020, soit un gain de 34%, le double enregistré en variation annuelle.

            Selon lui, le tourisme est capital pour le Togo, il devrait à l’horizon 2025, contribuer à l’économie du Togo à hauteur de 6,2% selon les prévisions du gouvernement togolais.

Et si le gouvernement revoie l’état des sites touristiques ?

Prenons le cas de la maison des esclaves appelée Maison Wood ou Wood Home à Agbodrafo qui était un site de casernement des esclaves pendant la traite négrière clandestine au milieu du 19ème siècle et les puits des enchaînés appelé Gatovoudo, dans le village de Nimagna. Sur ce site, les esclaves prenaient leur dernier bain, un bain mystique marquant la renonciation à leur personnalité propre avant le voyage du non-retour.

Et si le gouvernement rendait ces sites plus attrayants.

On dit souvent que le Togo est un site touristique naturel. Avant de contribuer à l’économie du Togo à l’horizon 2025, à hauteur de 6,2%, il va falloir aménager d’autres sites touristiques qui vont plus attirer les touristes vers notre pays le Togo. Le Togo a une richesse inestimable en tourisme encore insuffisamment exploitée.

Quelques mesures phares pour dynamiser le tourisme au Togo

Il est important de créer un marché régional permettant d’exploiter tout le potentiel touristique des villes ;

Le développement de l’offre touristique communautaire : aménagement des sites touristiques et renforcement des infrastructures de base comme les aéroports, les routes, les hôtels ou encore l’offre de restauration ;

L’amélioration de la visibilité et de la compétitivité des destinations touristiques ;

La mise en œuvre de mesures incitatives à l’investissement dans le secteur ou l’amélioration des mesures existantes ;

La construction d’infrastructures routières et ferroviaires (voire aéroportuaires) pour désenclaver les zones touristiques et faciliter leur accès aux touristes nationaux et étrangers ;

            Le renforcement des capacités des acteurs du secteur touristique tels que les administrations nationales du tourisme et les cadres de concertation et de perfectionnement des acteurs, la mise en place d’un système régional d’information sur le tourisme ;

La rigueur de la gestion et le respect des engagements sont primordiales pour gagner la confiance des bailleurs de fonds.

Impacts environnementaux et sociaux

Il est crucial, aussi, de tenir compte des impacts environnementaux et sociaux générés par l’industrie touristique et d’identifier ces problèmes lors de la définition et de la mise en œuvre des politiques sectorielles afin d’édicter des règles claires et objectives en matière de protection de l’environnement, de la jeunesse et des valeurs sociétales et humaines.

            En étendant les pratiques respectueuses de l’environnement, le tourisme pourra se prévaloir d’une certaine responsabilité sociale et environnementale, qui est un atout à part entière et qui peut aussi attirer des financeurs ainsi qu’une clientèle à la recherche de produits nouveaux tout en réduisant leur empreinte écologique.

Carole AGHEY (In CHRONIQUE DE LA SEMAINE n°680)

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